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Un parcours de vie qui force le respect… D’abord internée par ses parents à cause de son militantisme social, elle fonde en 1922 la Fédération des Centres Sociaux et Socioculturels de France !

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Marie-Jeanne BASSOT

Née Marie BASSOT le 22 février 1878 à minuit un quart à Paris 8e
Soit le 23 février 1878 à 0h15
(Selon mon interprétation)
Selon acte n° 311 - déclarée le 23 « née d’hier à minuit un quart » – Archives de Paris en ligne – vue 25/31

 Décédée le 13 décembre 1935 à 23h45 à Levallois-Perret 92 Hauts-de-Seine
Selon archives de Levallois en ligne – acte n°976 – vue 264

 

 

Son investissement social est déchéance aux yeux de ses parents !

Son destin se met en route. Et de bien douloureuse façon !

Formidable capitaine qui affronte la houle et mène son équipage à bon port !

 

 

Son investissement social est déchéance aux yeux de ses parents !

Dans le regard de cette femme, se lit une solide détermination capable d’affronter les obstacles jusqu’au terme de son projet.

Et il lui faudra cette force de caractère pour tenir bon et surmonter une incroyable épreuve.

Engagée dans les « Maisons sociales » devenues plus tard Centre Social, Marie-Jeanne Bassot, intelligente, vive, joyeuse et dévouée aux causes charitables, est à son affaire.

Mais dans sa famille, on ne l’entend pas de cette oreille. Pour ses parents, cette orientation de vie sonne comme une déchéance.

Il faut dire que dans son entourage rien ne la prédestine à cet engagement social.

Issue d’une ascendance de la grande bourgeoisie avec un père général de brigade, polytechnicien, directeur du service géographique de l’armée, elle reçoit une éducation stricte, avec musique, peinture, apprentissage de langues. A vingt ans, entre lecture, poésie, et littérature romantique, elle semble promise à une vie mondaine et cultivée au cœur d’une élite sociale, avec la perspective de quelque beau mariage à la clé.

Mais en ce 20e siècle débutant, la baronne Piérard convie la famille Bassot avec d’autres personnalités, pour parler du mouvement social et de ces « Maisons sociales » que vient de lancer une religieuse de l’Oratoire Mercédès le Fer de la Motte. Celle-ci devient vite la « grande inspiratrice » de Marie-Jeanne Bassot conquise par cette « charité sans mesure », propice à la réconciliation sociale.

 


http://www.parisrues.com/dep/92/92300-levallois-perret/92300-place-marie-jeanne-bassot.html

 

Son destin se met en route. Et de bien douloureuse façon !

Après avoir mené une  campagne de discrédit contre les Maisons sociales, les parents Bassot font enlever leur fille en pleine rue, en 1908, par des hommes de main puis l’internent en Suisse dans un hôpital psychiatrique. Après s’être libérée, la jeune femme leur intente un procès retentissant pour séquestration arbitraire. Si elle obtient gain de cause, elle voit pourtant fermer les Maisons sociales privées de soutiens moraux et financiers.

Qu’à cela ne tienne, Marie-Jeanne, plus déterminée que jamais, relance son action sociale et dès 1910 rouvre une Maison sociale à Levallois-Perret, dans un dénuement total, privée de soutien moral et financier et sans structure associative.

Le petit logement ouvrier des débuts devient en une décennie et moult déménagements, la populaire et prestigieuse Résidence sociale de Levallois-Perret.

Marie-Jeanne en développe les activités et crée des filiales, avec notamment un centre médico-social.

De retour d’un voyage aux USA en 1919, Marie-Jeanne Bassot organise des conférences pour faire connaître ses réalisations et les settlements (communautés de vie).

Convaincue de l’utilité et de la nécessité de développer en France la formule Centre social, elle s’y emploie avec un tel charisme qu’elle fonde en 1922 la Fédération des Centres Sociaux de France dont Apolline de Gourlet sera la première présidente.

Les résidences sociales se développent en région parisienne.

Malgré son décès prématuré en 1935 à l’âge de 57 ans, l’œuvre de Marie-Jeanne Bassot se poursuit grâce aux personnes qui l’ont côtoyée et fait de son combat le leur.

Selon son souhait, elle est inhumée au cimetière de Levallois-Perret, au cœur des familles auprès desquelles elle a œuvré tout au long de sa vie intensément donnée à la cause sociale.

 

 

Formidable capitaine qui affronte la houle et mène son équipage à bon port !

Entre Poissons et Scorpion, Marie-Jeanne Bassot nage comme un poisson dans l’eau dans l’engagement social et communautaire jusqu’à bâtir ce qui deviendra le Centre social en France.

Mais le parcours est des plus houleux, à travers vents et marées, les embûches énormes semblent juste à la mesure de son inébranlable détermination.

Au fond, les épreuves qui l’atteignent sont de la taille de ce que connaissent au quotidien les petites gens qu’elle veut aider.

Vivant au milieu d’eux, cette organisatrice-née révolutionne la société d’alors. Avec allégresse, sans crainte du scandale, elle fait fi des bien-pensants et de l’obstruction familiale pour construire jusqu’au terme la Fédération des Centres Sociaux bien vivante encore au 21e siècle.

Construire ce qui est bon pour le devenir humain à travers une structure solide et pérenne, voilà le destin que porte en elle Marie-Jeanne.

Bâtir en pionnière pour la communauté humaine, les plus faibles et les plus démunis, est dans sa nature « d’assistante sociale », non pour assister et rendre dépendant mais pour un mieux-être social, le développement individuel et un vivre ensemble harmonieux.

Cette vignette se veut hommage à cette grande dame, formidable capitaine qui, à travers la houle de l’adversité, conduit son équipage à bon port ! Et pour les générations suivantes !

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 

 


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