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Ce marin, inspiré par l’univers des boy-scouts de Baden Powell, devient fondateur du scoutisme en France. Avec Georges Bertier, il crée les Eclaireurs de France en 1911.

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Nicolas BENOÎT

Né le 15 octobre 1875 à 7 h du matin à Roanne Loire 42
Selon acte n° 532 – AD42 en ligne – 3 NUM EC 4/1 Mi EC 53 – 1875 – vue 93/134

Décédé le 17 décembre 1914 à Nieuport (Belgique) lors de la bataille du Dixmude.

 


http://www.honneur-au-scoutisme.com/38+benoit-nicolas.html

 

 

Un marin à l’esprit chevaleresque

Après d’excellentes études à Alger, il a 18 ans quand il est admis à l’Ecole Navale en 1893.

Deux ans plus tard, il en ressort officier de marine et alors embarque pour parcourir le monde (Madagascar, le Tonkin…) sur le croiseur de l’Ecole d’application des Aspirants.

Après avoir été commandant en second d’un des premiers sous-marins La Cigogne en 1905, il commande un groupe de vedettes puis un torpilleur à Cherbourg en 1909.

Mais, son destin prend tournure en 1910, en Grande-Bretagne, où il se trouve pour préparer un brevet militaire d’interprète bilingue.

Servir dans le contexte cadré et organisé de l’armée, convient bien à cet homme humaniste prompt à montrer des valeurs chevaleresques en s’élançant avec enthousiasme, droiture et sens du devoir, au-devant des défis et obstacles qui stimulent son énergie.

Epris d’un idéal d’harmonie sociale et soucieux de développer la bonne entente, la débrouillardise et l’autonomie auprès de la jeunesse, sa route l’amène naturellement à rencontrer Baden Powell et son univers de boy-scouts. L’œuvre de ce militaire britannique d’avant-garde, fondateur du scoutisme Outre-Manche, l’inspire particulièrement.

 

Dès 1911, il adapte à la française le scoutisme d’Outre-Manche : une initiative originale.

D’emblée, Nicolas est conquis et revient avec une connaissance précise de ses méthodes qu’il met à disposition des grands éducateurs de l’époque que sont Pierre de Coubertin et Georges Bertier.

Et les trois hommes se rencontrent pour adapter à la française, le scoutisme britannique.

Dès lors, Nicolas obtient un congé du ministère de la Marine pour s’occuper avec des amis dont Pierre de Coubertin, de cet audacieux projet humaniste.

Mais l’union est brève car Nicolas Benoît n’apprécie guère le laïcisme militant de Pierre de Coubertin qui délaisse le côté Promesse (engagement scout à progresser de son mieux), uniforme et liberté religieuse…

C’est ainsi que le 4 mai 1911, la première association française de scoutisme les Eclaireurs de Frances, voit le jour à l’initiative de Nicolas Benoît et de Georges Bertier, et le 2 décembre les statuts sont déposés.

Ce mouvement met l’accent sur une morale civique reposant sur une spiritualité dégagée de toute emprise cléricale et de tout dogmatisme. Il se veut ouvert à toutes les confessions et toutes les sensibilités spirituelles.

Nicolas Benoît est l’auteur de l’ouvrage « La Voie du chevalier » où il expose ses idées sur la formation de la jeunesse.

Mais la Grande Guerre est là. Nicolas Benoît est volontaire pour servir la Patrie et rejoint la 2e  compagnie du 1er régiment de fusiliers-marins.

Lors de la fameuse bataille du Dixmude, il meurt de ses blessures le 17 décembre 1914 au combat de Bixschoote en Belgique.

 


http://www.honneur-au-scoutisme.com/38+benoit-nicolas.html
Cimetière national de Notre-Dame-de-Lorette près de Lens (carré 21, tombe 4088)

 

Sa veuve continuera à servir activement les Eclaireurs de France.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


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