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Peintre réputé de la vie parisienne de la Belle Epoque qu’il restitue avec finesse et humour, il est co-fondateur de la Société Nationale des Beaux-Arts.

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Jean Béraud

Né le 12 janvier 1849 à 23h à Saint-Pétersbourg (Empire Russe)
Selon données Didier Geslain

Décédé le 4 octobre 1935 à 15h à Paris 8e
Selon acte n°1026 – Archives Paris en ligne

 

 

Remarquable peintre-photographe des mondanités de la vie parisienne du 19e siècle.

Sa carrière de peintre débutée à 23 ans, lui apporte le succès.

Egalement portraitiste, il s’adonne aussi au thème religieux.

Ses œuvres racontent le quotidien du Paris mondain de la Belle Epoque.

 

 

Remarquable peintre-photographe des mondanités de la vie parisienne du 19e siècle.

Familles endimanchées, jeunes dames chapeautées et aux riches pèlerines de fourrure près de belles voitures conduites par des cochers en haut de forme dirigeant leurs chevaux fringants, telle est l’une des nombreuses scènes nées sous le talentueux pinceau de Jean Béraud.

Le rendu est tel, que l’observateur du tableau est aussitôt plongé au cœur de la scène animée plus vraie que nature.

Porte ouverte sur la rue et sur l’histoire, ce genre de peinture « tient compagnie » et réjouit le regard. Dans l’instant, on s’imagine cueillir quelques bribes de conversations sur la froidure ambiante au point qu’une élégante à la taille fine garde enfouies ses mains dans un confortable manchon.

Ainsi, avant la photographie, Jean Béraud se fait reporter des scènes de la vie quotidienne à Paris dans les décennies de la Belle Epoque.

 


Après l'office à l'église américaine de la Sainte-Trinité (vers 1900. Paris – Musée Carnavalet)

 

Sa carrière de peintre débutée à 23 ans, lui apporte le succès.

Son père sculpteur est en chantier à Saint-Pétersbourg – probablement pour la cathédrale orthodoxe Saint-Isaac – quand naît Jean et sa sœur jumelle Mélanie.

Après le décès de son père en 1853, sa mère rentre à Paris avec ses quatre enfants.

Après des études au lycée Bonaparte, il devient élève à l’Ecole des Beaux-arts de Paris, et c’est à 23 ans qu’il débute au Salon de 1872.

Le succès lui arrive avec son tableau Le Retour de l’enterrement.

Il ne tarde pas à être reconnu comme l’un des principaux peintres de la vie parisienne en cette fin de 19e siècle.

Avec une acuité admirable, et aussi un humour raffiné, il peint le milieu feutré de la bourgeoisie dans le quotidien des beaux quartiers de la capitale. Ces scènes chics restituent aussi les petits métiers, l’ambiance des cafés, de boutiques où de pâtisserie où de belles dames dégustent avec raffinement quelques délicieuses pâtisseries.

 


La Pâtisserie Gloppe (1889), Paris, musée Carnavalet.

 

Egalement portraitiste, il s’adonne aussi au thème religieux.

Jean Béraud est aussi l’auteur d’environ 200 portraits. On le retrouve dans des tableaux à thème religieux où le Christ est mis en scène de façon spectaculaire, ou dans des tableaux relatant des scènes sociales d’un ton plus grave.

Nombre de ses peintures sont détenues dans les collections nationales en France et à l’étranger.


Jésus en visite chez le Pharisien Simon avec la pécheresse Madeleine à ses pieds. Jean Béraud. 1891. Musée d'Orsay

https://www.google.fr/search?q=la+madeleine+chez+le+pharisien

 

Co-fondateur en 1890 de la Société nationale des Beaux-arts, avec notamment Auguste Rodin et Puvis de Chavannes, Jean Béraud en devient le vice-président.

Il est témoin de Marcel Proust lors de son duel avec Jean Lorrain en février 1897

Décédé célibataire en 1935, il est inhumé au cimetière de Montmartre.

 


Paris, devant le théâtre de Vaudeville bd de Capucines, par Jean Béraud.

 

 

Ses œuvres racontent le quotidien du Paris mondain de la Belle Epoque.

Pour ce capricornien coloré par la Balance, l’ambiance récréative de scènes du quotidien de la Belle Epoque l’inspire naturellement.

Pour faire revivre des instants festifs, il met la rigueur et le sérieux qu’exige son tempérament marqué par le Capricorne. 

Relater par la peinture les mondanités de la bourgeoisie mais aussi les petits métiers qui animent le quotidien des rues de la capitale est l’univers de prédilection de cet artiste très créatif, inspiré aussi par les Poissons qui aiment se fondre dans  les groupes et la foule mais, ici, avec le regard détaché du Capricorne.

On  retrouve dans ses œuvres l’influence de l’élément feu qui lui dicte des couleurs chaudes et chatoyantes qui réchauffent le regard.

Par ses œuvres, Jean Béraud nous rend spectateur admiratif du Paris animé de la Belle Epoque.

 


(Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

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