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Co-fondateur avec Etienne Mimard, de La Manufacture d’Armes et Cycles de Saint Etienne, devenue MANUFRANCE

 

Pierre BLACHON

né le 16 mars 1856 à 20 heures (huit heures du soir) à Saint Etienne Loire 42

décédé le 27 août 1914 à 12 heures à Saint Cyprien Loire 42

 

 

Un jour, au modeste restaurant que je fréquentais, un client habituel, c’était Blachon, me dit sur un ton déjà amical : vous êtes armurier, je crois, nouvellement arrivé ici et probablement un peu dépaysé. Je suis moi-même fabricant d’armes, voulez-vous venir à notre table ? Nous ferons connaissance. J’allais lui devoir une amitié qui fut peut-être la cause déterminante de mon avenir.

Quand Etienne Mimard évoque ces souvenirs, c’est lors de l’enterrement de son frère en amitié, Pierre Blachon.

 

 

Co-fondateur de la célèbre manufacture d’armes et cycles, qualité et innovation des produits apportent médailles et consécration internationale

En 1885, il achète avec Mimard une maison spécialisée dans les ventes d’armes. C’est le commencement de l’épopée de Manufrance. Ils la complètent d’un atelier de fabrication, ajoutent au catalogue le cycle et un fusil sans chien qui leur vaut une 1ère médaille d’argent à l’Exposition Universelle de Paris de 1889 (inauguration Tour Eiffel).

L’Exposition Universelle de 1900 leur apporte une médaille d’argent pour les cycles, et d’or pour les armes.
La Légion d’Honneur confirme cette consécration et Pierre Blachon la reçoit, en 1904, lors de l’Exposition de Saint Louis aux Etats-Unis.


La première manufacture d’armes et de cycles fondée par Blachon et Mimard

 

De la Manufacture, à sa ferme modèle de Saint Cyr (Loire), Blachon avait l’art de faire le bien avec simplicité.

Pendant les dernières années de sa vie, Pierre Blachon se retire un peu de la Manufacture pour se consacrer à sa ferme-modèle, en parfait connaisseur.

 

Il est membre de la Société d’Agriculture de la Loire et les agriculteurs de la région, sachant sa porte ouverte à tous, le sollicitent pour d’utiles renseignements.

Mais, l’effroyable hécatombe de la Grande Guerre qui vient de se déclarer, malmène sa santé, déjà précaire et il décède un mois plus tard.
A cette occasion, une foule considérable  d’anonymes employés de la Manufacture honore de sa présence cet homme, considéré par beaucoup d’entre eux, comme un père.

Il lègue sa fortune aux Hospices Civils de Saint Etienne.

Une rue proche de Manufrance lui est dédiée le 7 mai 1923.

Sources biographiques : articles de Serge Granjon Le Progrès des 22 et 29 04 2001

 



(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)


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