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Il était une fois un ébéniste devenu horloger, par l’insistance de son curé.
Il prit tant de soin, qu’on le réclama au chevet de tous les clochers du coin.
Réputé partout à la ronde, par sa descendance, son nom règne sur le monde.
A la bonne heure !

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Paul BODET

Né le 22 mars 1844 vers 14h à Trémentines Maine-et-Loire 49
Selon acte n°20 – AD49 en ligne – vue 22/65

 

 

C’est par l’insistance de son curé qu’il devient horloger.

On le réclame dans tous les clochers de l’Anjou

Du Bélier au Lion, Paul Bodet a porté haut et loin le feu créatif

 

 

C’est par l’insistance de son curé qu’il devient horloger.

En 1868, le curé de Trémentines, village du Maine-et-Loire veut pour le clocher de son église une nouvelle pendule pour remplacer celle détériorée, là comme ailleurs, dans les affres de la Révolution.

Comment faire ?

Sans chercher loin, l’ecclésiastique s’en va tirer la manche de l’ébéniste du coin Paul Bodet. Aux yeux du clergé local, un artisan habile à fignoler des meubles devrait parvenir à installer une nouvelle pendule.

Connaisseur en ébénisterie, Paul fils de menuisier, ignore tout des arcanes de l’horlogerie si chère à son curé pour appeler ses paroissiens aux offices.

L’homme d’église - sans doute inspiré par le Ciel - insiste si bien que l’ébéniste finit par obéir à la voix du serviteur de Dieu.

Une voie d’avenir pour lui et sa descendance !

Paul Bodet file alors dans le Jura, cette terre de prédilection pour bien compter l’heure. Là, il dégotte un mécanisme qui devrait permettre de confectionner une nouvelle pendule.

 


Que serait un clocher sans horloge et sans horloger ?

 

On le réclame dans tous les clochers de l’Anjou

Quand il gravit les marches qui conduisent au clocher, l’ébéniste Bodet ignore qu’il change de métier et inscrira grâce à sa descendance, son nom à travers le monde pour marquer le temps pendant des générations et jusqu’au 21e siècle.

Le curé de Trémentines avait vu juste et l’homme du bois réussit si bien cette installation que la nouvelle se sait dans toute la région. Et sans sonner les cloches !

Très vite et dès 1869, on réclame Paul Bodet au chevet, ou plus exactement dans le clocher de toutes les églises angevines et bientôt dans tout l’Ouest de la France.

Ainsi, Paul Bodet devient horloger et fonde sa propre société ; sa descendance poursuit l’aventure familiale et obtient une notoriété mondiale.

 

Sources documentaires/ photo:
-
https://gw.geneanet.org/persocholet?lang=fr&n=bodet&oc=0&p=paul
-
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bodet

 

 

Du Bélier au Lion, Paul Bodet a porté haut et loin le feu créatif

Habité par le feu dont la flamme s’élance du Bélier avant de briller sur le trône du Lion, cet indépendant est fait pour être pionnier à l’avant-garde de son temps.

A propos de temps, cette notion étrangère à l’ébénisterie parle pourtant à Paul Bodet.

En effet, cet artisan doté d’un bon sens terrien aime innover mais avec une rigueur toute mathématique. Cette rigueur et cet esprit logique lui sont bien utiles pour équiper le clocher de son église natale d’une horloge qui compte tant pour son curé.

Le Lion réputé pour son exactitude sait satisfaire avec brio les exigences de l’heure haut perchée dans les clochers de l’Anjou. C’est ainsi que Paul Bodet, en entrepreneur indépendant et conquérant, fait bien vite briller son nom dans toute sa région.

Imaginatif et infatigable, ce pionnier a de l’or et de la chance dans les doigts. Ses mains habiles à travailler le bois, réussissent pareillement à installer le mécanisme des horloges qui gardent le temps précieux pour des milliers de villageois angevins et dans tout l’ouest de la France.

Belle et brillante histoire que celle de Paul Bodet que sa descendance honore encore avec talent partout dans le monde.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 

 


Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

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