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Dossiers

La Bande à Bonnot

 


Préambule - L'histoire - Les membres de la bande - Louis LEPINE - Anatole DEIBLER


Les membres de la bande à Bonnot


 

DE BOË Jean Adelin

Né le 20 mars 1889 à 1 heure du matin à Anderlecht Belgique

Fils de Victor De Boë et Marie Vanderhondelinger
selon acte de naissance n° 263

Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

 

Orphelin, il est élevé par sa grand-mère blanchisseuse et devient typographe.

En 1906, il adhère à l'Association libre des compositeurs et imprimeurs typographes de Bruxelles. Après être passé par les jeunesses du parti ouvrier belge, il rejoint les anarchistes (avec ses amis d'enfance Kibaltchiche et Callemin). Il est un moment gérant du journal "Le Révolté" belge, milite au sein du Groupe révolutionnaire belge. Il subit plusieurs condamnations pour propagande révolutionnaire et outrage à la police. Antimilitariste et insoumis il se réfugie en France en 1910.

Impliqué dans les actions illégalistes de la bande à Bonnot et en particulier dans le cambriolage d'une usine à Romainville. Il est arrêté le 28 février 1912, avenue de Clichy à Paris, en même temps que Dieudonné.
Lors du procès de la bande à Bonnot, il est condamné pour complicité sans circonstances atténuantes à 10 ans de travaux forcés et à autant d’interdiction de séjour, il embarque pour la Guyane aux côtés de Dieudonné.  En 1922, il s’en évade et rejoint la Guyane hollandaise d’où il s’embarque pour la Belgique. Là, à Bruxelles, son ancien patron imprimeur le rengage. Il reprend du service dans l’action syndicale belge et anime plusieurs grèves en 1925 et 1931. En 1937, il apporte, cette fois, son soutien aux combattants anti-franquistes espagnols. Son engagement le pousse à adopter 2 fillettes orphelines de leur père tué par les franquistes. En juillet 1941, il échappe à la Gestapo venue l’arrêter. Revenu un temps résider en France, il retourne à Bruxelles où il doit se cacher jusqu’à la libération de la capitale.

Après guerre, outre ses responsabilités syndicales dans les secteurs du livre et de l’imprimerie, il publie plusieurs ouvrages dont « Propos subversifs » en 1967, où en couverture figure la devise : « Ne jamais mentir. Ne jamais trahir. Ne jamais désespérer. »

Il décède à Anderlecht le 2 janvier 1974.