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La Bande à Bonnot

 


Préambule - L'histoire - Les membres de la bande - Louis LEPINE - Anatole DEIBLER


Les membres de la bande à Bonnot


 

KIBALTCHICHE  Victor Napoléon
dit « Victor Serge », Le Rétif, Ralph

Né le 30 décembre 1890 à 9h du soir (21h) à Bruxelles Belgique

Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

 

Il a pour compagne Rirette MAITREJEAN.

Fils d’un sous-officier de cavalerie de la garde impériale en fuite de Russie, en raison de sa sympathie pour le parti de la « Volonté du Peuple », un parti clandestin qui « exigeait pour le peuple russe la terre et la liberté ». En raison de cet exil Kibaltchiche naît par hasard à Bruxelles tant ses parents voyageaient sur les routes du monde, entre Londres, Paris, la Suisse et la Belgique à la recherche de pain quotidien et de bonnes bibliothèques. « Il y avait toujours sur les murs de nos « petits logements de fortune, des portraits de pendus. Les conversations des  grandes personnes se rapportaient  à des procès, à des exécutions, à des évasions, aux chemins de la Sibérie, à de grandes idées sans cesse remises en question, aux derniers livres sur ces idées… »

Arrivé à Paris en 1909, il se rapproche des milieux anarchistes illégalistes et retrouve ses amis belges, avant d’assurer en 1911, la gérance du journal  « L’anarchie » avec sa compagne Rirette Maîtrejean.

Considéré comme receleur, il est condamné à 5 ans de réclusion et 5 ans d’interdiction de séjour pour complicité avec circonstances atténuantes, pour avoir caché Garnier et Callemin. Lors du verdict, il paraît profondément affecté mais quand il apprend l’acquittement de sa maîtresse, il s’en montre heureux.

Libéré le 31 janvier 1917, mais interdit de séjour en France, il se rend à Barcelone, où Rirette le rejoint mais ne trouvant de moyens de subsister avec ses 2 enfants, elle rentre à Paris.

Quand éclate la Révolution Russe et de par son ascendance, il décide de se rendre dans ce pays pour y participer. Marié en 1919 avec une femme de Petrograd, elle lui donne 2 enfants.

Il adhère aux thèses de Trosky, ce qui lui vaut de connaître la déportation dans les camps sibériens de Staline jusqu’en 1936. Libéré, grâce notamment à l’intervention de Romain Rolland, Gide, Malraux ou encore Barbusse, il se réfugie avec sa famille à Bruxelles puis à Paris où il exerce la profession de correcteur.

Fuyant l’invasion allemande, il quitte l’Europe en 1940 pour Mexico où il s’éteint en novembre 1947 dans la pauvreté.