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Dossiers

La Bande à Bonnot

 


Préambule - L'histoire - Les membres de la bande - Louis LEPINE - Anatole DEIBLER


Les membres de la bande à Bonnot


 

MONIER Etienne, Elie
dit Symentof

Né le 20 avril 1889 à 9h du soir,
à Estagel  arrondissement de Perpignan

Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

 

Ses parents, vignerons d’origine modeste sont très estimés dans leur commune. Etienne apprend le métier de jardinier-fleuriste où il donne satisfaction. Il est reconnu intelligent, mais irascible, violent et emporté. Il travaille depuis l’âge de 12 ans dans un château comme jardinier-fleuriste. Exploité, il devient rapidement un révolté et rejoint les anarchistes après les avoir rencontrés lors d'une tournée de conférences dans le Midi. Proche de Lorulot, il l'accompagnera dans ses tournées. En 1909, il arrive à Paris, mais le 4 décembre 1910, comme il refuse de faire son service militaire, il part à l’étranger.

Déclaré insoumis par les autorités militaires, il change alors d'identité utilisant les papiers d'un ami anarchiste du nom de Samuelis Simentoff (né le 15 janvier 1887 à Síros en Turquie) et part en Belgique où il se fait camelot. Il y fait la connaissance de Garnier, Callemin et Carouy et ils reviendront vivre ensemble dans la communauté de Romainville où Victor Kibaltchiche et Rirette Maîtrejean éditent le « l’Anarchie ».
Il se lie avec Jules Bonnot et les autres compagnons illégalistes, avec qui il participe à certaines actions violentes.
Le 25 mars 1912, il est à Montgeron pour le vol d'une automobile (où il y a mort d'homme), puis à Chantilly, où il prend part à l'attaque de la Société Générale, banque où deux employés sont tués.
Il travaille quelque temps à Ivry pour le soldeur anarchiste Antoine Gauzy et se lie avec une jeune fille Marie Besse. C'est lui qui fera venir Bonnot chez Gauzy. Le 24 avril 1912, il est finalement arrêté dans un petit hôtel de Belleville.
A partir du 3 février 1913, il comparaît devant les assises de la Seine. Le 27 février 1913, à l’issue du procès de la bande à Bonnot, il est reconnu coupable d’assassinat pour le crime de Chantilly, ainsi que pour le crime de Montgeron mais avec circonstances atténuantes. Il est guillotiné le 21 avril 1913 avec Callemin et Soudy.

Le testament qu’il laisse à son avocat est plein de bons sentiments et de noble reconnaissance à ses proches. Il lègue le révolver à un musée de Paris " comme souvenir d’une innocente victime d’une affaire qui a jeté dans le pays un frisson d’épouvante,… je désire qu’il soit inscrit lisiblement sur la crosse du révolver la parole du grand martyr : « tu ne tueras point ». Je lègue à la Société mon ardent désir qu'un jour, peu lointain, règne dans les institutions sociales un maximum de bien-être et d'indépendance, afin que l'individu, dans ses loisirs, puisse mieux se consacrer à ce qui fait la beauté de la vie, à l'instruction et à tout ce qui est science.».