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La Bande à Bonnot

 


Préambule - L'histoire - Les membres de la bande - Louis LEPINE - Anatole DEIBLER


Les membres de la bande à Bonnot


 

RIMBAULT Louis

Né le 9 avril 1877 à 9 h du matin à Tours 37 Indre et Loire

Marié à Paris 10e le 14 décembre 1899 avec Marie Clémence Charlotte Paquet

Marié à Luynes (I. et L.) le 17 mars 1938 avec Léonie Blanche Pierre qualifiée de « débile mentale » de 36 ans.

Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

 

Né dans une famille pauvre de 8 enfants dont le père est alcoolique, il devient garçon dans un hôtel-restaurant. Il enlève la fille de ses patrons alors enceinte de 4 mois puis revient chez eux se marier. Quincaillier puis serrurier, il est élu conseiller municipal sur une liste radical-socialiste avant de devenir abstentionniste.

Désabusé par des revers d’argent, il devient anarchiste convaincu. Il se porte candidat en 1909 aux  élections législatives pour avoir le droit de coller des affiches et d’organiser des réunions. Avec ses compagnons, il exhorte les auditeurs à ne pas voter et menace de descendre à coups de révolver ceux qui dans les réunions publiques, veulent les empêcher de prendre la parole.

En simulant les signes d’une démence avancée, il arrive à se faire interner. Il parvient ainsi à échapper au procès et à toute sanction. Il évite également le service militaire à sa libération en 1913.

A partir des années 1920, il se consacre pleinement à la diffusion des idées végétaliennes dont il est un fervent praticien. Collabore à la revue « Néo-Naturien » et projette de créer une cité « naturarchiste ». Avec sa femme, Clémence, il installe son projet sur un terrain de 10 hectares à Luynes, pouvant accueillir jusqu’à 20 adultes maximum. Ce projet vise à rapprocher l’homme et la nature par le changement alimentaire. Il est, par ailleurs, le créateur d’une recette de cuisine « la Basconaise », plat unique composée d’une trentaine de légumes (crus) sensée régénérer l’homme.

Victime d’un accident en 1932, il reste invalide jusqu’à sa mort.

Jusqu’à sa mort, il ne cesse de prôner ses théories alimentaires même si ses conférences et ses publications se font plus rares. Il finit sa vie très misérablement.

Après sa mort, son domaine « Terre libérée » est vendu en rente viagère par sa veuve.

Décédé à Luynes (I. et L.) le 10 novembre 1949