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Une révolution dans le monde de l’information qui passe du papier aux ondes.
Pionnier de la presse radiodiffusée, ce journaliste organise pour la Résistance des émissions clandestines.

 

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Maurice BOURDET

Né le 3 avril 1902 à 3h  du matin à Marseille Bouches-du-Rhône 13
Selon acte n°93 – Services Archives municipales de Marseille

 Décédé le 19 novembre 1944 à Neuengamme - Hambourg Allemagne

 

 

Rédacteur en chef du Journal parlé du Petit Parisien

Il refuse de servir la Collaboration et y laisse la vie

Prométhée des ondes, ardent Résistant, il s’engage jusqu’au sacrifice

 

Rédacteur en chef du Journal parlé du Petit Parisien

 

Claude Bourdet, fils de journaliste, se fait d’abord « homme de plume » avant d’être « homme de paroles ».

En effet, dans l’entre-deux-guerres, Bourdet est homme de lettres à travers quelques essais sur le dramaturge et poète Racine et sur l’écrivain diplomate Giraudoux.

Dans un autre domaine, l’aviation inspire sa plume qu’il utilise aussi pour écrire des chansons avant de rentrer au journal Le Petit Parisien, un quotidien dont le tirage est le plus élevé au monde à la veille de la Première Guerre mondiale et dont le slogan est Le Poste français que le monde écoute.

Bien dans le ton de ce slogan, Bourdet devenu rédacteur en chef du Journal parlé du Petit Parisien, devient pionnier de la presse radiodiffusée.

 

Il refuse de servir la Collaboration et y laisse la vie

Lors de la Seconde Guerre mondiale, pendant l’Occupation, il refuse de mettre sa popularité et son talent au service de la Collaboration.

Dans cette période trouble où l’information devient stratégique, le journaliste Bourdet entre en Résistance et sa maison de Versailles devient un lieu de réunion de résistants.

A la demande de Robert Guédon, l’un des fondateurs de la Résistance en zone occupée, Bourdet contribue à préparer de futures émissions radiophoniques clandestines.

Grâce à l’ingénieur résistant Paul Dussauze, il dispose d’un émetteur clandestin de radiodiffusion, en principe indétectable par la goniométrie allemande grâce à un système de relais.

Ayant échappé au coup de filet qui coiffe le groupe de Résistants Combat Zone Nord, il poursuit ses activités de résistance mais il est arrêté et emprisonné à Compiègne.

Déporté en Allemagne le 15 juillet 1944, il meurt au camp du chantier naval de Bremen-Farge, rattaché au cantonnement de Neuengamme.

 


Timbre postal émis en 1962
(Voir aussi dossier "La Poste")

 

La mémoire de Maurice Bourdet est honorée par un nom de rue du 16e arrondissement de Paris, près de la Maison de la Radio.

 

Voir dossier « de l’ORTF à nos jours »

 

Sources documentaires :
https://www.memoresist.org/resistant/maurice-bourdet/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Bourdet

 

 

Prométhée des ondes, ardent Résistant, il s’engage jusqu’au sacrifice

Entrer en Résistance pour combattre l’ennemi qui aliène l’indépendance de sa Patrie, est évidence pour Maurice Bourdet marqué à la fois par le Verseau et le Bélier.

Ainsi, refuser de servir la Collaboration va de soi pour ce journaliste combatif et déterminé qui se met d’emblée au service de la Résistance.

Avec un esprit chevaleresque, il lui faut guerroyer contre l’occupant quels que soient les obstacles et les risques.

Être pionnier de la presse radiodiffusée convient à cet esprit libre et visionnaire qui sait mettre en scène avec assurance et énergie (Jupiter Ascendant) l’information pour le bien de l’avenir humain.

Hommage à ce pionnier des ondes qui a su être l’homme de la situation jusqu’au sacrifice de sa vie pour aider à reconquérir l’honneur perdu de la France.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 

Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

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