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Neurologue, médecin aliéniste et homme politique anticlérical, il est un ardent militant de la laïcisation des hôpitaux où il est précurseur de la pédopsychiatrie et de la formation professionnelle des personnels.

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Désiré-Magloire BOURNEVILLE

Né le 20 octobre 1840 à 21h à Garencières Eure 27
Selon acte n°9  - AD27 en ligne - NMD 1833-1852 – vue 112/284

 Décédé le 28 mai 1909 à Paris

 

 

 

Orienté vers des études médicales

Précurseur en pédopsychiatrie et en formation médicale

Thérapeute de l’enfance délaissée au 19e siècle

 

 

Orienté vers des études médicales

Issu de parents modestes propriétaires terriens, il est orienté vers les études médicales par un ami de la famille qui travaille à l’hospice de Bicêtre.

Il complète sa formation auprès d’une institution destinée aux enfants « idiots ».

Elu député de Paris en 1873, il est fondateur et animateur du journal « Le Progrès médical ». Sa plume de journaliste est redoutable et percutante.

Ardent militant anticlérical, il multiplie les déclarations à l’encontre des religieuses employées comme infirmières et participe activement à la laïcisation des hôpitaux français :

L’Etat qui est laïc a le devoir de se priver du concours d’auxiliaires qui, par leurs vœux, se placent en opposition directe avec les lois de la nature et les intérêts de la société.

Il irrite un autre journaliste et homme politique Léon Daudet qui écrit à son propos : haut comme une botte, rouge comme une tomate, vindicatif et passionné…


Source photo :
http://www2.biusante.parisdescartes.fr/wordpress/index.php/progres-medical/

 

Précurseur en pédopsychiatrie et en formation médicale

Il crée la première école municipale d’infirmières en 1878 à la Salpêtrière.

Devenu médecin aliéniste à Bicêtre, il va organiser et institutionnaliser le service médico-pédagogique des enfants « idiots et épileptiques ». En cela, il initie ce qui deviendra la pédopsychiatrie.

Convaincu que tous les enfants handicapés doivent recevoir une éducation, il crée les premières classes spéciales pour enfants « arriérés ».

Il participe activement au vote de la loi proposée par Alfred Binet qui institue en 1909, les classes de perfectionnement adjointes aux écoles primaires où l’institutrice aura fait des études d’infirmière. Cette loi, qui institue un système scolaire adapté aux enfants handicapés, concrétise l’aboutissement du combat du Docteur Bourneville.

Il initie des réformes relatives à l’hygiène hospitalière et veille personnellement à la compatibilité des tenues du personnel avec les pratiques aseptiques.

Il est conseiller municipal et député de la Seine de 1883 à 1889, sous l’étiquette gauche radicale.

Militant en faveur de l’incinération, il devient président de la Société d’incinération.

A son décès en 1909, ces cendres sont déposées au columbarium du cimetière du Père-Lachaise.

 

 

Thérapeute de l’enfance délaissée au 19e siècle

Tout ce qui touche l’enfant et la famille le concerne au premier plan.

Il développe un esprit de service auprès des plus démunis et particulièrement pour les « idiots » délaissés par la société et la médecine de l’époque.

Il se sent fait pour défendre la cause des méprisés, des « anormaux » de la société.

Les tâches difficiles et de grande ampleur lui conviennent pour créer en premier ce qui ne s’est encore jamais fait.

Il est un créatif ingénieux, déterminé voire virulent pour faire triompher ses convictions avant-gardistes. Pour cela, il aime le débat à la tribune politique.

Sur le terrain, il organise la formation des personnels afin que les soins à l’enfance inadaptée, s’inscrivent pour la première fois, dans le système éducatif.

Se porter au service de l’enfance la plus malheureuse, apporte pour lui-même, réconfort, valorisation et harmonie, qui lui font défaut.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


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