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Directeur du journal Le Figaro, son trépas sous les coups de feu d’Henriette Caillaux le 16 mars 1914, laisse un durable souvenir dans l’histoire de la vie politique du début du 20e siècle.
Il est le frère du docteur Albert Calmette, codécouvreur avec Camille Guérin du B.C.G.

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Gaston CALMETTE
(Paul Eugène Jules Gaston Calmette)

Né le 30 juillet 1858 à 18 heures à Montpellier Hérault 34
Selon acte n°832 AD34 en ligne

Décédé le 16 mars 1914 à Paris, assassiné par Henriette CAILLAUX

 

 

Patron du Figaro, il en fait un des journaux français  les plus importants du début du 20e siècle

Après des études de droit, il débute au Figaro, à l’âge de 27 ans, comme secrétaire, ensuite devient rédacteur principal des Echos, puis chef de ce même service.

Parallèlement, il entame une carrière de grand reporter et publie une série d’articles notamment lors de l’affaire de Panama. Et à ce titre, il contribue à la démission du ministre Rouvier en décembre 1892. En 1893, lorsque Gustave Eiffel doit rendre des comptes devant la justice sur la liquidation de la Compagnie de Panama, Gaston Calmette sait se montrer solidaire en lui adressant un message d’amitié.

Calmette devient en 1896, le gendre de Georges Prestat, président du conseil de surveillance du Figaro.

Devenu secrétaire de la rédaction du Figaro, il est nommé en janvier 1902 à la rédaction du journal, par l’assemblée des actionnaires.

Sous sa direction, le journal devient un des organes les plus importants de la presse française.

Gaston Calmette est convié par Gustave Eiffel, le 4 juillet 1888, à une excursion dans la Tour en construction, qui atteint alors 115m de hauteur. C’est l’occasion d’un discours d’Eiffel et d’Hébrard, président du syndicat de la presse parisienne. Les visiteurs, dont Calmette, signent à cette occasion le registre.

On retrouve le rédacteur au Figaro, Gaston Calmette, lors de l’inauguration au sommet de la Tour, le 31 mars 1889.

 

Sa campagne contre Joseph Caillaux signe son trépas sous les coups de feu vengeurs de la dame Caillaux

En janvier 1914, sous l’instigation de Raymond Poincaré, président de la République et de Louis Barthou, président du Conseil, Calmette mène une vive campagne contre le ministre des finances Joseph Caillaux.

Au sein de ses colonnes, il accuse ce dernier de cumuler ses fonctions politiques avec la présidence du conseil d’administration d’une banque étrangère, d’avoir facilité l’accès à la Bourse à certains amis et d’arrêter le cours de la justice en faveur du financier Rosette.

En outre, la politique d’impôt sur le revenu et d’opposition à la guerre de Joseph Caillaux, aristocrate de gauche, renforce encore les attaques violentes du Figaro.  Sachant que le projet d’impôt sur le revenu est justement  un cheval de bataille de la campagne de la gauche pour les proches élections législatives.

 

 

Enfin, Calmette, en polémiste incisif doué pour l’investigation, publie des lettres compromettantes dont celle où Joseph Caillaux se félicite d’avoir fait capoter un vote sur l’impôt sur le revenu en paraissant le défendre.

Pour cela, on dit que Calmette aurait notamment soudoyé la femme de chambre d’Henriette Caillaux, épouse du ministre, pour qu’elle subtilise ces lettres.

A ce niveau, la campagne devient explosive car Henriette Caillaux, excédée par les attaques réitérées, décide de laver son honneur et celui de son mari.

Le 16 mars 1914, elle se rend dans le bureau de Calmette au siège du Figaro et sortant un pistolet de son manchon de fourrure, tire six balles en direction du patron de presse. Deux se logent dans la bibliothèque et les quatre autres atteignent grièvement le malheureux.

Il décède quelques heures plus tard dans une clinique de Neuilly, après que l’équipe médicale a hésité de longues heures avant de l’opérer.

 

 


(Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 

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