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Ce médecin crée, avec Camille Guérin, le vaccin BCG qui va éradiquer le fléau de la tuberculose à travers le monde. Cette découverte permet de lancer des campagnes de vaccination préventive, et confère à ses auteurs une renommée planétaire.

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Albert CALMETTE
Léon Charles Albert CALMETTE

Né le 12 juillet 1863 à 23 heures à Nice 06 Alpes-Maritimes
Selon acte n°941 AD06 en ligne

Décédé le 29 octobre 1933 à Paris

 

 

 

Une vie dédiée à la lutte contre les maladies infectieuses

Le nom de Calmette défraie la chronique politique et judiciaire française quand Gaston Calmette directeur du Figaro, et frère d’Albert, succombe sous les balles d’Henriette Caillaux en  mars 1914.

Pendant ce temps, le médecin bactériologiste Albert Calmette travaille avec le vétérinaire et immunologiste Camille Guérin à mettre au point le BCG.

Si le bacille de Koch à l’origine de la tuberculose est connu depuis 1882, grâce au microbiologiste allemand Robert Koch, on ignore encore comment s'immuniser contre cette maladie qui fait des ravages.

 

Quatorze années de travail pour mettre au point le BCG

C’est ainsi qu’entre 1904 et 1921, Guérin et Calmette s’efforcent de mettre au point le vaccin BCG. En 1921, il est enfin prêt et ils l‘utilisent avec  succès sur des nouveau-nés de l’hôpital de la Charité de Paris.

Fils d’un chef de division à la préfecture de Nice, Albert fait ses études dans différents lycées avant d’intégrer l’école de médecine navale de Brest.

Aide-médecin de la Marine en 1883, il embarque pour de longues croisières notamment en Chine où il étudie la malaria qui sera le sujet de sa thèse de doctorat qu’il soutient en 1886.

Puis, il repart pour les côtes d’Afrique noire où il étudie la maladie du sommeil.

Après son mariage en 1888, il est envoyé à Saint-Pierre-et-Miquelon où il étudie la morue rouge. De retour en France en 1890, il commence un stage de bactériologie de trois mois à l’Institut Pasteur aux côtés du professeur Roux. Il y demeurera jusqu’à la fin de sa vie.

 

Et des recherches diversifiées : anti venins, alcool de riz, épuration des eaux d’égouts, microbiologie et sérologie…

Associé aux recherches de Louis Pasteur, celui-ci charge Albert Calmette de fonder en Indochine, un laboratoire de bactériologie pour la fabrication des vaccins antivarioliques et antirabiques, qui sera l’Institut Pasteur de Saïgon.

Sur place, il étudie un vaccin contre le venin des serpents, des abeilles, ainsi que le curare et les poisons issus des plantes.

Il découvre une nouvelle technique pour produire des alcools en étudiant la fabrication par les Chinois de l’alcool de riz.

En 1894, à son retour en France, il met au point les premiers anti venins  contre les morsures de serpent.

Nommé médecin principal de la Marine, en 1894, il est chargé de créer puis diriger l’Institut Pasteur de Lille. C’est là, qu’il forme Camille Guérin avec qui il travaille à Lille puis à Paris. De cette fructueuse collaboration sort dès 1912, le vaccin contre la tuberculose appelé BCG (Bacille Calmette-Guérin), qui va sauver des dizaines de milliers de vies humaines.

Lors de la mobilisation de 1914, il devient adjoint du Service de santé de Lille, puis en 1917, il est chargé de diriger les filiales des instituts Pasteur d’outre-mer.

Son décès en 1933 intervient cinq jours avant celui de son directeur Emile Roux.

Albert Calmette avec son âme de dirigeant pionnier a voué sa vie au combat des maladies infectieuses.

De nombreuses rues, places ou écoles portent le nom de ce scientifique dont les découvertes sont une avancée considérable pour la santé de l’humanité.

 


Timbre de 1948 à l’effigie du Dr Calmette.

 

 


(Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 

Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

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