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Ce juriste diplomate se définit comme le fantassin des droits de l’homme, et son nom est symbole d’humanisme et de paix.

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René CASSIN

Né René Samuel CASSIN le 5 octobre 1887 à 9h Bayonne 64 Pyrénées-Atlantiques
Selon acte n° 383 – AD64 en ligne - 1793-1891 — 5Mi102/31 — FRAD064006_5MI102_31_0366.jpg – vue 366/713

Décédé le 20 février 1976 à Paris 13e

 

 

Juriste dédié à l’enseignement

Prix Nobel de la Paix en 1968

Engagé en 1940 auprès du général de Gaulle à Londres

Nombreux engagements nationaux et internationaux

Prométhée diplomate, justicier humaniste et visionnaire

 

 

Il n’y aura pas de paix sur cette planète
tant que les droits de l’homme seront violés en quelque partie du monde que ce soit.

Une des citations de René Cassin qui se définit comme un fantassin des droits de l’Homme.

 

Juriste dédié à l’enseignement

Issu de famille juive, René Cassin suit avec passion l’affaire Dreyfus. Après des études juridiques et économiques, il devient avocat au Barreau de Paris en 1914.

Lors de la guerre de 14-18, il est mobilisé comme simple soldat, malgré ses brillants résultats à l’école des officiers de réserve. Mais grièvement blessé aux jambes et au ventre par une rafale de mitrailleuse, il est réformé pour une incapacité à 65 % qui lui vaut la Croix de guerre avec palmes.

Chargé de cours à la faculté de droit d’Aix et à Marseille, et après une agrégation obtenue en 1920, il traverse toute la France pour se retrouver professeur à l’université de Lille où il exerce jusqu’en 1929. Ensuite, il revient dans la capitale en tant que professeur à la faculté de droit où il enseigne quasiment jusqu’à son décès à 88 ans.

 

Prix Nobel de la Paix en 1968

René Cassin est un des rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Ce texte, adopté par le Nations Unies le 10 décembre 1948, est certes sans portée juridique mais a une valeur de proclamation de droits.

Vice-président du Conseil d’Etat de 1944 à 1959 et président de la Cour européenne des droits de l’homme des Nations unies, il reçoit, en 1968 à la fois le Prix Nobel de la Paix et le Prix des droits de l’homme des Nations unies.

Outre son métier d’enseignant, il s’engage dans plusieurs organismes nationaux et internationaux.

Davantage pédagogue qu’homme de parti politique, ses tentatives aux élections cantonales échouent en 1928 et 1932.

 

Engagé en 1940 auprès du général de Gaulle à Londres

Engagé auprès du général de Gaulle à Londres, il écrit les statuts de la France libre (force de combat française libre au sein de l’armée britannique). Il négocie ces statuts avec Winston Churchill qui signe le 7 août 1940 la convention entre le général de Gaulle et le Royaume-Uni.

René Cassin est aussi l’artisan de la déclaration de 1940 qui démontre l’inconstitutionnalité du régime pétainiste.

Il est membre de l’assemblée consultative d’Alger en 1944.

En 1987, pour le centième anniversaire de sa naissance, sa dépouille est transférée au Panthéon à Paris.

 

Nombreux engagements nationaux et internationaux

Devenu commissaire national à la Justice et à l’Education dans le gouvernement de la France libre à Londres, à ce titre, il est mandaté par Léon Blum pour contribuer de 1943 à 1945 à fonder l’UNESCO.

On le retrouve aussi président de l’Ecole National d’Administration (ENA) de 1946 à 1960.

Vice-président du Conseil d’Etat de 1944 à 1960, puis membre du Conseil Constitutionnel jusqu’en 1971, il participe à de nombreuses conférences internationales où il fait adopter la déclaration universelle des droits de l’homme.

De 1965 à 1968, il préside la Cour européenne des droits de l’homme.

Président de l’Alliance israélite universelle, il contribue à la fondation de l’Institut Libre d’Etude des Relations Internationales (ILERI) à Paris en 1948. Sous sa présidence qui dure vingt ans, cet établissement d’enseignement supérieur privé évolue et s’épanouit tant dans sa structure que sa pédagogie.

 

 


https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Plaque_Ren%C3%A9_Cassin_Rueil.jpg?uselang=fr
Plaque commémorative au centre communautaire israélite René Cassin à Rueil-Malmaison
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Prométhée diplomate, justicier humaniste et visionnaire

Epris de justice et d’équité humaine, René Cassin a besoin de mener une action publique en qualité de leader pédagogue. Il lui faut donner sa lumière aux autres par une propagande orale au service d’un idéal humanitaire.

Son magnétisme et son pouvoir de conviction soutiennent son message de nature à métamorphoser l’humanité par les mots et l’écrit. Il lui importe que la parole devienne règlement écrit pour les générations à venir.

Ce Prométhée diplomate se sent missionné pour œuvrer à une justice indispensable pour garantir liberté, égalité et indépendance à chaque individu.

Précurseur, pionnier clairvoyant, il s’engage dans la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée en 1948.

En effet, René Cassin est un idéaliste obstiné et aussi un universaliste. Pour lui ce texte révolutionnaire doit passer par le canal conventionnel et s’adresser à l’ensemble de la communauté humaine, sans distinction de couleur, d’origine et de culture.

Justicier au service de la dignité et de la liberté des humains, son acte public, certes idéaliste, est la référence durable qui montre le chemin aux générations suivantes.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


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