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Comtesse excentrique de la Belle Epoque, femme indépendante, collectionneuse, voyageuse et mécène, elle accueille nombre d’artistes dans son salon parisien.

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Comtesse de Béarn
Epouse de René de Galard de Brassac de Béarn
Née Martine Marie Pol de Béhague

Née le 12 mars 1870 à 5h du matin à Paris 7e
Selon acte n° 365 – Archives de Paris en ligne – V4 E 854 – vue 17/31

 Décédée le 26 janvier 1939 à 2h30 du matin à Paris 7e
Selon acte n°147 – Archives de Paris en ligne

 

 

Pour ses collections d’art, elle brave les océans…

Elle fait de son hôtel particulier la Byzance du Septième !

Elle reçoit coiffée d’une perruque verte et étendue sur un sofa recouvert de peaux de bête…

Extravagante humaniste et mécène, elle sert les arts de son époque.

 

 

Pour ses collections d’art, elle brave les océans…

Sillonner les mers sur son yacht ou s’affubler d’une perruque verte pour recevoir son monde, sied bien à cette originale qui s’entiche de posséder ce qui se fait de plus beau dans l’art sous tous les horizons. 

Par son père, grand bibliophile et collectionneur d’art et sa mère issue de banquier berlinois, la culture et la fortune veillent sur son berceau dès sa naissance.

Âgée de 20 ans et richement dotée, son mariage avec le lieutenant de cavalerie René de Galard de Brassac de Béarn, ne dure guère. Le couple sans descendance se sépare rapidement. Comme le divorce n’intervient qu’en 1920, Martine de Behague sera longtemps nommée comtesse de Béarn.

Par son goût des collections hérité de son père, la comtesse grande voyageuse s’en va à travers les océans sur son yacht en quête de pièces rares pour ses multiples collections. Elle recherche le plus beau qui puisse se faire en dessins, peintures, sculptures, manuscrits antiques, objets orientaux, porcelaines de Saxe…

Et parmi les grands peintres, elle possède des toiles de Watteau, Fragonnard, Titien…

 

Elle fait de son hôtel particulier la Byzance du Septième !

Propriétaire de l’hôtel particulier de ses parents rue St-Dominique à Paris, elle le fait reconstruire à partir de 1893. Elle en fait un véritable palais, surnommé la Byzance du Septième par l’homme de lettres Robert de Montesquiou, tant s’y mêlent les styles les plus variés.

 


Décor de la Salle du Chevalier à l’Hôtel de la comtesse de Béarn

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Dampt

 

Ainsi le décor de la Salle du Chevalier est un chef-d’œuvre de l’Art Déco cher au sculpteur Jean Dampt qui a orné aussi le grand escalier en marbre polychrome inspiré de celui de la Reine à Versailles. Ainsi la comtesse, bien qu’originale de nature, satisfait à une disposition courante dans les grands hôtels particuliers de l’époque.

En 1898, elle y fait édifier une salle de Concert au style byzantin qui devient le plus grand théâtre privé de Paris nanti d’une décoration d’une exceptionnelle richesse. Un beau lieu dont on ne sait si c’est le théâtre ou l’église commente Robert de Montesquiou.

Au tournant du 20e siècle, la comtesse se fait encore bâtisseuse et de 1902 à 1904, elle crée la façade sur jardin ornées de colonnes ioniques jumelées et la façade d’entrée sur la rue.

Vendu deux mois après la mort de la comtesse, ce palais accueillera l’ambassade de l’Etat roumain.

 

Elle reçoit coiffée d’une perruque verte et étendue sur un sofa recouvert de peaux de bête…

L’excentrique comtesse aime bousculer les conventions mondaines quand, à l’occasion, elle se coiffe d’une perruque verte et s’étend sur un sofa recouvert de peaux de bêtes, pour accueillir ses invités. Ceux-ci sont nombreux et de tous horizons du monde des arts : peintres, sculpteurs, musiciens, écrivains dont Verlaine…

Dans son hôtel, on donne Wagner, Carmen de Bizet, Fauré dirige son Requiem…

Egérie de l’écrivain Paul Valéry, elle en fait son bibliothécaire.

La comtesse à l’âme bâtisseuse fait aussi restaurer son château de Fleury-en-Bière (Seine-et-Marne) et sa propriété sur la presqu’île de Giens.

Elle est la sœur de Berthe de Béhague, marquise de Ganay.

 


https://fr.wikipedia.org/wiki/Martine-Marie-Pol_de_B%C3%A9hague
Hôtel de Béarn 123 rue Saint-Dominique à Paris

 

 

Extravagante humaniste et mécène, elle sert les arts de son époque.

Une extravagante bien intégrée dans son époque, c’est ainsi que l’on pourrait résumer le caractère de la comtesse de Béarn qui n’hésite pas à braver les océans en quête d’objets rares pour ses collections.

Avant-gardiste et sensible aux émotions artistiques de son temps, cette native influencée par le Verseau et les Poissons déploie une énergie infatigable pour posséder et se « nourrir » de ce qui se fait de plus beau dans le monde culturel.

En mécène humaniste, elle attire de nombreuses célébrités autour d’elle qui sont comme sa famille sur laquelle elle règne et qu’elle reçoit dans le plus beau des décors.

Sa nature indépendante et voyageuse ne peut guère s’accommoder des contraintes d’une vie de couple. Au contraire, elle veut agir à son idée pour découvrir et posséder les merveilles à travers le monde et dans tous les registres de l’art.

Tutoyer le merveilleux hors des conventions et en toute liberté, voilà ce qui plaît à cette comtesse humaniste.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)


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