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Première française océanographe, cette pionnière sillonne les océans et s’engage contre la malnutrition humaine et le pillage des océans dès la fin des années 1930.

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Anita CONTI
Née Anita Béatrix Marthe CARACOTCHIAN

née le 17 mai 1899 à 13h à Ermont Val-d’ Oise
Selon acte n°33 – AD95 en ligne – 3 E 65 23  1897-1899 – vue 173/224

 Décédée le 25 décembre 1997 à Douarnenez Finistère 29

 

 

Journaliste-photographe, elle sillonne les mers et vit avec les pêcheurs

A 53 ans, elle embarque pour une saison de 5 mois de pêche à Terre-Neuve

La mer est un miroir qui nous renvoie à notre propre ignorance. (Anita Conti)

Elle s’implique contre la malnutrition et pour la sauvegarde des océans

Une vie passée sur les océans, au service de la science et de l’humain.

 

 

Journaliste-photographe, elle sillonne les mers et vit avec les pêcheurs

Familière des voyages à travers l’Europe dès l’enfance en suivant ses parents, elle l’est aussi du monde des pêcheurs en Bretagne et en Vendée où elle embarque régulièrement avec ces travailleurs de la mer.

Pour tout savoir sur la mer, sa faune, sa flore, son histoire, pendant plus de vingt ans, cette journaliste-photographe sillonne régulièrement les océans, de l’Afrique aux régions arctiques à bord de bateaux de pêche, harenguiers, voiliers-morutiers, chalutiers, dragueurs de mines… pour vivre le quotidien des pêcheurs, photographier et prendre des notes.

Pour avoir partagé leur vécu, Anita acquiert une aura légendaire auprès des gens de la mer.

Ses missions lui permettent photographies et articles de presse, où elle dénonce la surexploitation des océans.

Devenue spécialiste du monde maritime et première Française océanographe, entre les deux guerres mondiales, elle est aussi la première à établir des cartes de zones de pêche pour les professionnels de la mer.

 

A 53 ans, elle embarque pour une saison de 5 mois de pêche à Terre-Neuve

A 53 ans, Anita Conti embarque pour une saison de pêche de cinq mois à Terre-Neuve, appréciant ces travailleurs de la mer qui luttent contre la fureur des éléments, entretiennent leur matériel, trient, nettoient et salent le poisson à des milliers de kilomètres de leur foyer familial. Elle est la première Française à partager la vie des Terre-Neuvas.

Malgré l’admiration qu’elle porte à ces forçats des océans, elle s’affole de voir ramener 1.000 tonnes de morues salées.

Dès les années 1940, elle s’inquiète des effets de la pêche industrielle sur les ressources halieutiques.

Fille d’un médecin accoucheur d’origine arménienne, à l’aube de la Première Guerre mondiale, avec sa famille, elle se réfugie à l’Île d’Oléron où voile, lectures et photographies occupent ses jours.

Après guerre, installée à Paris, elle excelle dans la reliure d’art et se marie en 1927 avec le diplomate Marcel Conti.

 


Bateau de pêche d’Alaska avec morues et flétans
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Commercial_fishing.jpg?uselang=fr

 

La mer est un miroir qui nous renvoie à notre propre ignorance. (Anita Conti)

Remarquée par la qualité de ses articles sur les richesses marines dans les magazines féminins, elle est embauchée en 1934, comme responsable de la propagande par Edouard Le Danois à l’Office Scientifique et Technique des Pêches Maritimes (OSTPM).

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle embarque sur un chalutier qui fuit vers les rivages africains pour continuer la pêche et nourrir les populations du fait de la guerre en Atlantique Nord.

D’un chalutier à l’autre, elle observe les techniques de pêches locales, les variétés de poissons et poursuit son travail de cartographie des zones de pêche.

En 1943, chargée par le gouvernement algérien de rechercher les zones de pêche de l’Afrique de l’Ouest et développer la pêche traditionnelle, elle étudie pendant 10 ans, la nature des fonds marins, rivages et estuaires, en Mauritanie, Sénégal, Guinée, Côte-d’Ivoire…  Il s’agit de pallier les carences en protéines des populations locales. Peu à peu, elle améliore les techniques de conservation, installe des fumeries et pêcheries.

Mais difficultés financières et tempêtes ont raison de ses installations et Anita Conti rentre en France dans les années 1950.

 

Elle s’implique contre la malnutrition et pour la sauvegarde des océans

Poursuivant sans relâche ses études, elle s’implique contre la malnutrition et pour la sauvegarde de la richesse des océans.

Dans les années 1960, elle initie l’aquaculture et propose l’élevage de poissons pour l’alimentation des populations et le repeuplement des milieux marins. En pionnière elle installe des élevages en côte Adriatique et en Mer du Nord.

De conférences en colloques, elle est un témoin privilégié du monde aquatique.

Elle est la marraine du musée de Dieppe dédié à la mer et à la pêche l’Estran Cité de la mer.

Décédée à 98 ans, ses cendres sont dispersées en Mer d’Iroise.

Elle laisse 40.000 photographies, une dizaine de films, livres et notes.

 


Aquaculture.
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Aquaculture_in_Lo-nguong.jpg?uselang=fr

 

 

Une vie passée sur les océans, au service de la science et de l’humain.

Marquée par la terre du Taureau et de la Vierge, Anita Conti en hérite la fibre d’écologiste qui se met au service de la sauvegarde des richesses maritimes de notre planète qui sont aussi nourritures chères au Taureau.

Une profession de voyageuse indépendante sied bien à son tempérament épris de mouvement et de liberté.

Forte d’une volonté à la fois chevaleresque et scientifique, en pionnière volontariste, elle aime servir les causes utiles au devenir humain sachant que les obstacles stimulent sa combativité.

Hommage à Anita Conti, cette pionnière de la mer habitée par le feu sacré et qui dédie sa vie au service de la science et de l’humain.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 

 


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