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Elève de Marie Curie, elle est la première femme agrégée de physique en 1904.
Directrice de l’Ecole Nationale Supérieure de Sèvres en 1936, proche du Parti communiste et des mouvements féministes, elle est une des militantes les plus engagées de son temps.

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Eugénie COTTON
Eugénie Elise Céline FEYTIS épouse d’Aimé COTTON

Née le 13 octobre 1881 à 18h « sur les six heures du soir » à Soubise Charente-Maritime 17
Selon acte n°27 – AD17 en ligne – vue 10/41

Décédée le 16 juin 1967 à Sèvres 92 Hauts-de-Seine

 

 

 

Sa rencontre avec d’éminents savants oriente sa vie au service de la science

A sa naissance son père est marchand épicier.

A 20 ans, elle intègre l’Ecole normale supérieure de Sèvres et y rencontre Pierre et Marie Curie et Paul Langevin. La rencontre avec ces éminents scientifiques exerce une influence certaine sur l’orientation de sa vie.

Devenue en 1904, la première femme agrégée de sciences physiques, elle enseigne à Poitiers puis à l’Ecole normale supérieure de jeunes filles à la demande de Marie Curie dont elle a été l’élève. Dès lors, elle engage une très grande activité scientifique.

Devenue directrice de cet établissement en 1936, elle s’attache à élever le niveau de l’enseignement des sciences et y développe le laboratoire et les recherches.

Elle participe à la réforme de l’identification des études féminines aux études masculines.

Elle épouse en 1913, Aimé Cotton, physicien, professeur à la faculté des sciences de Paris et à l’Ecole normale supérieure de Saint-Cloud. De ce mariage naîtront quatre enfants.

 

Réprimée pour son militantisme pendant la Seconde guerre mondiale

Militante communiste, elle apporte son aide aux antifascistes allemands réfugiés en France depuis 1933, puis aux Espagnols traqués par le général Franco.

Ce militantisme lui vaut la répression du gouvernement de Vichy qui la contraint à quitter ses fonctions à l’Ecole normale supérieure pour une retraite forcée en 1941.

En 1944, elle contribue à créer l’Union des femmes françaises et préside jusqu’à son décès la Fédération démocratique internationale des femmes.

Egalement vice-présidente, du Conseil mondial de la paix, elle s’y montre très active jusqu’à sa mort.

En 1950, Eugénie Cotton est gratifiée du prix Staline pour la paix (rebaptisé ensuite prix Lénine).

Après sa mort en 1967, son nom est donné à de nombreuses écoles ou rues.

Les archives d’Eugénie Cotton sont conservées à la Bibliothèque Marguerite Durand à Paris.

Le cratère vénusien Cotton a été nommé pour lui rendre hommage.

 

Formidable bâtisseuse clairvoyante et humaniste

Eugénie Cotton est une pragmatique idéaliste aux convictions solides, capable de bâtir en grand avec une énergie intarissable.

Femme solide et déterminée, elle se fait une incomparable organisatrice.

Son attachement pour les sciences allié à son esprit avant-gardiste et visionnaire l’amène à construire un enseignement de haute qualité qui fait référence.

Son sens du service à tous et sa sensibilité humaniste, la porte à être femme militante en faveur des persécutés, des rejetés et en faveur de l’émancipation des femmes, un idéal auquel elle est très attachée.

Elle considérait, en effet que l’égalité entre hommes et femmes relevait du devoir de justice à l’égard des femmes mais constituait aussi un bien nécessaire pour la société.

Pour cela, elle avait eu très tôt l’exemple de Marie Curie et de son rôle déterminant dans l’avancée des connaissances scientifiques.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


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