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Epouse de René Coty, président de la République à partir de 1953, sa gentillesse et sa simplicité séduisent vite les Français. Et son décès en 1955 – au cours du mandat de son mari – suscite une vive émotion populaire.

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Germaine COTY

Née Germaine Alice CORBLET le 9 avril 1886 à 15h au Havre Seine-Maritime 76
Mariée à René COTY le 21 mai 1907 au Havre.
Selon acte n°1136 – AD76 en ligne – 4 E 12447 1886 – vue 301/575

 Décédée le 12 novembre 1955 à 4h30 du matin à Rambouillet 78 Yvelines

 


 
https://www.senat.fr/evenement/archives/D34/coty29.html

 

Surprise par l’élection de son mari

Sa popularité fait taire les sarcasmes

Son décès émeut les Français

Sobriété, humanisme et sens pratique

 

 

Surprise par l’élection de son mari

Germaine a 68 ans quand René Coty son époux devient président de la République. Dans un climat politique instable, il est un peu l’élu surprise car son nom n’apparaît qu’au 11e tour de scrutin du Parlement, sur les 13 scrutins qui ont été nécessaires.

Apprenant la nouvelle inattendue, Germaine lâche cette phrase frappée au bon sens terrien : Et dire que je viens de rentrer mon charbon pour l’hiver ! 

Et comme elle est une grand-mère très active, elle reçoit la presse venue glaner ses impressions, en tablier et les mains enfarinées.

Quelle différence de style avec celui de Michelle Auriol ! se disent les journalistes qui ne tardent pas à lâcher sarcasmes et moqueries méchantes à propos aussi de sa taille enveloppée : Madame sans gaine, la bûche de Noël, ou encore Madame des tas !

 

Sa popularité fait taire les sarcasmes

Mais très vite, la simplicité et la gentillesse de Germaine séduit les Français. Sa popularité est telle que les chansonniers moqueurs sont réduits au silence par les protestations véhémentes du public.

Fille d’un armateur havrais, Germaine a été élevée dans des pensions religieuses et son séjour dans un couvent de Southampton en Angleterre, lui vaut d’être bilingue. Et toute sa vie, elle demeure une catholique pratiquante.

A son arrivée à l’Elysée, elle aménage des chambres pour y recevoir ses petits enfants et tente de faire des résidences présidentielles des lieux accueillants.

Elle a pour le personnel du Palais de délicates attentions et se fait un devoir de répondre de suite aux multiples courriers qu’elle reçoit.

Elle veille à alléger la tâche de son mari et se dévoue cinq heures par jour à différents services sociaux.

Plusieurs anecdotes la rendent fort sympathique : quand elle s’improvise guide touristique, incognito, pour des étudiantes américaines venues à Rambouillet (une des résidences présidentielles) ou qu’elle offre des pâtisseries à des enfants qui la suivent dans les rue de Vizille (autre résidence présidentielle).

 

Son décès émeut les Français

Une crise cardiaque l’emporte le 12 novembre 1955, à peine deux ans après son arrivée à l’Elysée, où son surmenage aggrave sa mauvaise santé.

C’est la première fois dans l’histoire de France qu’une épouse de président de la République décède pendant le mandat de son mari.

René Coty pense démissionner mais se ravise pour ne pas provoquer une nouvelle crise politique en France. Il consent à une cérémonie officielle en l’église de la Madeleine où se rendent 22.000 personnes. Mais il refuse obstinément que les obsèques de son épouse soient payées par l’Etat.

 

Source : Wikipedia et https://www.senat.fr/evenement/archives/D34/coty29.html

 

 

Sobriété, humanisme et sens pratique

Le couple Coty partage une belle complémentarité de caractères et aussi une ressemblance évidente.

Ainsi, Germaine et René Coty ont en commun, entre autres, le goût de la sobriété et un bon sens pratique.

Active et maternante, Germaine s’adapte assez naturellement au milieu où elle se trouve.

Son humanisme et son sens de l’organisation au service des plus simples et des plus démunis trouvent largement à s’exprimer lors de sa présence à l’Elysée.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


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