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Surnommé « ministre des travailleurs » son nom est lié à la fondation de la Sécurité Sociale et du système des retraites en France, secrétaire général de la CGT métallurgie et ministre du Travail et de la Sécurité Sociale de 1945 à 1947.

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Ambroise CROIZAT

Né le 28 janvier 1901 à 17h à Notre-Dame-de-Briançon 73 Savoie
Selon acte n°2 AD73 en ligne – FRAD 073 – 3 E 4062 – vue 144

Décédé le 11 février 1951 à Suresnes 92 Hauts-de-Seine

 


https://www.ira-lille.gouv.fr/fr/fi/Pages/Laformation/fi_presentation_promo.aspx

 

Militant politique dès l’adolescence, puis permanent du Parti communiste à 27 ans.

A sa naissance, son père est ferblantier aux usines de carbures. A l’âge de 13 ans, il va travailler en usine car son père est mobilisé pour la guerre dès 1914.

Apprenti métallurgiste, il suit en même temps des cours du soir et devient ouvrier ajusteur-outilleur dans la région lyonnaise.

Il a 16 ans quand il s’inscrit aux Jeunesses socialistes puis adhère au Parti socialiste en 1918. Devenu membre du Parti Communiste dès sa création en 1920, il fait partie des dirigeants des Jeunesses communistes de 1920 à 1928.

Il a 24 ans quand il devient permanent du Parti communiste en 1928, où il est nommé secrétaire de la Fédération es métaux.

De 1929 jusqu’à son décès, il est membre du Comité central.

 

Son activité militante est intense partout en France.

En 1936, quand se fait l’unité syndicale, il est nommé secrétaire général de la Fédération unique des métallurgistes, qui représente alors 20% des effectifs de la CGT.

Elu député dans le 14e arrondissement de Paris en 1936, il est négociateur des accords de Matignon et rapporteur de la loi sur les conventions collectives. Il intervient aussi dans les négociations pour le secteur des grands magasins et sur les armements.

Mais la Seconde guerre mondiale est là et comme d’autres députés communistes, il est déchu de son mandat en 1940 et condamné à  5 ans de prison. Après un transit par 14 prisons, il est transféré au bagne à Alger. Libéré en 1943, il est nommé par la CGT clandestine à la commission consultative du gouvernement provisoire d’Alger.

A la Libération, il est élu aux deux Assemblées constituantes puis à l’Assemblée nationale de 1946 à 1951.

 

Son nom est lié à la mise en place du système français de protection sociale.

Ambroise Croizat est ministre du Travail du général de Gaulle du 21 novembre 1945 au 26 janvier 1946, puis ministre du Travail et de la Sécurité Sociale du 26 janvier au 4 mai 1947.

C’est dans cette fonction qu’il dirige la mise en place du système de protection sociale, l’assurance maladie, du système de retraites, des allocations familiales et l’amélioration du droit du travail français avec les comités d’entreprise, médecine du travail, réglementation des heures supplémentaires, statut des mineurs, prévention et réparation des accidents du travail.

Georges Buisson – militant syndical CGT - est le rapporteur du projet de texte portant organisation de la Sécurité Sociale qui aboutira aux ordonnances du 4 octobre 1945.

Ces avancées historiques attestent de l’œuvre considérable réalisée par Ambroise Croizat en vingt-huit mois de son passage dans ce ministère.

Il en hérite le surnom symbolique de « ministre des travailleurs ».

 

 

"Jamais nous ne tolérerons que soit renié un seul des avantages de la sécurité sociale. Nous défendrons à en mourir et avec la dernière énergie, cette loi humaine et de progrès..."

Extrait de son dernier discours à la tribune de l’Assemblée Nationale en octobre 1950.

 

Décédé à 50 ans, en février 1951, d’un cancer du poumon, ses funérailles attirent un million de participants, qui accompagnent sa dépouille au cimetière du Père-Lachaise où il est inhumé.

Une place du 14e arrondissement de Paris honore sa mémoire.

 

Homme de négociations, dirigeant humaniste et clairvoyant

Leader humaniste et novateur, aux convictions fortes et au raisonnement clair et clairvoyant, il est homme de débats  et de discussions.

Il a foi dans ses idées qu’il défend avec détermination et idéalisme pour le bien du devenir humain.

Travailleur acharné, il œuvre puissamment et avec persévérance à établir des liens qui permettent de construire un système révolutionnaire et pérenne de protection sociale.

 

 

2015 est le 70e anniversaire de cette Institution révolutionnaire

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


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