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Icône de la vie parisienne, danseuse, comédienne et courtisane, elle fait partie des héroïnes qui gambadent dans la vie mondaine et les cabarets du Paris nocturne et encanaillé de la Belle Epoque.

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Emilienne d’Alençon

Née Emilienne Marie NORMAND puis légitimée sous le nom d’Emilienne Marie ANDRE dite…

Le 17 juillet 1870 à 3h du matin à Paris 9e
Selon acte n°1288 – Archives de Paris en ligne – V4 E 1064 – vue 3/31

 Décédée le 14 février 1945 à Monaco

 

 

Dès l’âge de 15 ans, elle est lancée dans le demi-monde

Séductrice des grands du monde politique de l’époque

Elle est aussi l’amante de quelques femmes en vue

Gourmande de merveilleux, Emilienne aime se baigner dans la mondanité

 

 

Dès l’âge de 15 ans, elle est lancée dans le demi-monde

Avec Liane de Pougy et Caroline Otero, Emilienne d’Alençon est surnommée l’une des « Trois Grâces » de la Belle Epoque, en écho à l’allégresse, l’abondance et la splendeur, que cette appellation symbolise dans l’Antiquité grecque.

Par l’entremise de Charles Desteuque dit l’Intrépide vide-bouteilles, la voilà lancée dès l’âge de 15 ans en 1885 dans le « demi-monde ».

Sous ce terme, dès le Second Empire, on désigne en France les femmes entretenues par de riches Parisiens. Ce groupe social devient très en vue vers 1900 dans toute la société parisienne à travers la presse, le théâtre, les réunions publiques avant de disparaître pendant la Première Guerre Mondiale.

Qualifiées de cocottes qu’elles soient de modeste ou de prestigieuse condition, ces femmes prostituées de luxe sont aussi appelées à l’époque, les Grandes Horizontales.

Emilienne a 19 ans, quand elle débute comme danseuse au Cirque d’été en 1889 avant d’aller sur les scènes du Casino de Paris, du Théâtre des Menus-Plaisirs, du cabaret des Folies Bergère, du célèbre music-hall La Scala ainsi qu’au Théâtre des Variétés

 

Séductrice des grands du monde politique de l’époque

En courtisane de haut-vol, elle est entretenue un temps par le jeune duc d’Uzès, fils de l’intrépide amazone et diane chasseresse la duchesse d’Uzès qui décidera en 1891 d’aguerrir son rejeton oisif et débauché en l’envoyant en Afrique à la tête d’une expédition exploratrice pour réaliser enfin de grandes choses.

Ensuite, Emilienne tombe dans les bras du riche et séduisant gentleman-rider Etienne Balsan qui devient son amant.

Puis, cette cocotte de luxe, formidable séductrice de la Belle Epoque accroche à son tableau de chasse de richissimes amants et des noms prestigieux du gratin politique de l’époque tels que le roi des Belges Léopold II, le prince de Galles, le futur roi Edouard VII, et le Kaiser Guillaume II…

Elle épouse le jockey Percy Woodland en 1905.

 

Elle est aussi l’amante de quelques femmes en vue

Misant tout sur leur beauté physique, les demi-mondaines telles Emilienne s’attirent une foule d’admirateurs anonymes qui collectionnent les reproductions de leurs portraits photographiques et contribuent ainsi à développer cette renommée de « femmes fatales ».

Emilienne d’Alençon entretient un temps une liaison amoureuse avec Liane de Pougy et on lui prête une liaison avec La Goulue en 1889 ainsi qu’avec la poétesse Renée Vivien vers 1908.

 


Photographie d’Emilienne par Nadar

 

Ses biens et son précieux mobilier sont vendus à l’Hôtel Drouot en 1931.

Décédée à Monaco en 1945, elle est inhumée dans la sépulture de sa famille maternelle, la chapelle Normand au cimetière des Batignolles.

Ses chapeaux sont les premiers de Coco Chanel qu’elle contribue à lancer.

 

Affiche de Jules Chéret datant de 1893,

pour le passage d’Émilienne d'Alençon sur la scène des Folies Bergère.

 

 

Gourmande de merveilleux, Emilienne aime se baigner dans la mondanité

Vivre dans une ambiance de rêve avec un confort qui allie luxe, mondanité et détente jouissive est tout ce qui convient à Emilienne la lunaire fortement marquée par l’influence du signe du Cancer.

Se faire admirer, être populaire et recevoir des compliments sont autant de nourritures dont sa nature nombriliste est gourmande.

Toutefois indépendante dans l’âme, elle se comporte en féministe d’avant-garde et trace son chemin à son idée, sans se soucier des conventions mais sachant toujours se fondre  instinctivement dans l’opportunité du moment.

Ses multiples et prestigieuses relations attestent de son goût du vagabondage, toujours en quête d’un ailleurs nouveau et curieuse qu’elle est d’aller voir si l’herbe y est plus verte.

S’imaginer princesse, jouir des mondanités de son temps puis se délecter des honneurs qui vont avec, tout cela  convient au caractère d’Emilienne d’Alençon gourmande de merveilleux.


Photographie d’Emilienne d’Alençon par Léopold Emile Reutlinger

 

 


(Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

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