les Actus DN
en collaboration avec la FDAF - www.fdaf.org

 

accueilindex alphabétiquepar thèmesles dossiers

 

1ère femme au monde et en France, devant Marthe Niel et Marie Marvingt, à être brevetée pilote. La Poste l’honore, en octobre 2010, dans une plaquette de timbres dédiés aux pionniers de l’aviation

 

Elisa Léontine DEROCHE
Connue aussi sous le pseudonyme de
baronne Raymonde DELAROCHE
 

Née le 22 août 1882 à 23h30 (onze h. et demie du soir) à Paris 4e
selon acte n° 2247

Décédée le 18 juillet 1919 Le Crotoy (Somme) à 17h 45 (5h 45 du soir)
selon acte n° 31

 

De l’art, à l’aviation, par sa rencontre avec Charles Voisin

Elle débute par une carrière artistique, peinture, sculpture et notamment le théâtre où elle prend le nom de baronne Raymonde de Laroche. Mais, cela ne suffit pas pour se faire un nom. Comme les sports mécaniques la passionnent (moto, auto), elle est spectatrice enthousiaste des débuts de l’aviation.

Elle rencontre Charles Voisin qui est, en 1907, le 1er pilote français à voler en Europe sur un avion  à moteur. Il lui offre la possibilité de voler et dès le 22 octobre 1909, elle part seule à bord d’un aéroplane. 

Charles Voisin, délaissant même les intérêts de la société d’aviation créée avec son frère Gabriel, il laisse sa place, s’installe avec Raymonde Delaroche et devient manager d’un groupe de pilotes.

 

En 1910, seule femme parmi les 100 premiers aviateurs brevetés

 Le 10 février 1910, franchissant 20 km au meeting d’Héliopolis en Egypte, elle devient la 1ère femme pilote brevetée. Les premiers brevetés datant de 1909.
Son brevet de pilote-aviateur, délivré le 8 mars 1910 par l’Aéro-Club de France à Paris, porte le n° 36.

  

 

Attraction dans de nombreux meetings et, un titre de baronne, décerné par le tsar de Russie

Personnage romanesque, devenue l’attraction, elle participe à des meetings aériens qui sont nombreux dans l’euphorie de cette aviation naissante, Tours, Saint Petersbourg, Budapest, Rouen, Reims.

Elle s’illustre particulièrement à St Petersbourg et gagne, non seulement l’estime de tous les pilotes, mais aussi un accueil empressé du tsar de Russie, Nicolas II qui lui offre un cadeau impérial (bijou) une décoration de l’Ordre de St Anna, et même, le titre de baronne !

Ce titre en fera rire plus d’un.

Elle arbore, même pour voler, des tenues superbement élégantes et d’un chic remarqué dans ce monde essentiellement masculin.

 

Sa passion pour l’aviation lui fait surmonter courageusement accidents et blessures

Gravement blessée, lors de la chute de son avion, le 8 juillet 1910, les commentaires vont bon train. Tandis que certains trouvent que « l’aviation n’est pas un sport pour dames ! » d’autres comme l’aviateur Géo Lefèvre estime «qu’elle a le droit de tenter un métier d’homme si elle en est capable… il la trouve simple, gaie, sans pose aucune,  gracieuse camarade, au sourire joli, aux yeux rieurs, au rire cristallin… »

Miraculeusement rétablie de ses 18 fractures, sa passion de voler est intacte et le 27 septembre 1911, elle revole avec Henry Farman à Mourmelon et se remet à piloter à Juvisy, en février 1912.

Avec Charles Voisin, elle reprend la vie de bohême des meetings aériens en France et à l’étranger. Mais le 26 septembre 1912, Charles Voisin est tué dans un accident de voiture, dont elle ressort indemne.

 

La fatalité s’acharne, mais l’aviatrice veut redevenir la meilleure  

En novembre 1912, la baronne reprend ses activités aéronautiques, pour oublier son chagrin et rejoint l’école Farman en avril 1913. C’est là qu’elle rencontre Jacques Vial avec qui elle se marie le 20 février 1915.

Le 25 novembre 1913, elle franchit 323 km, cette performance constitue le record féminin du plus long vol en circuit fermé et lui permet d’obtenir la coupe Femina 1913.

Son mari, parti au Front, meurt au combat ; son fils né en 1903 décède de la grippe espagnole ; son avion Farman 60 HP est réquisitionné sans formalités. Il faut l’unanimité de témoins militaires pour que l’appareil soit finalement remboursé à sa propriétaire.

Après l’Armistice, elle reprend ses vols. Elle est la seule des pionnières à revoler immédiatement après la Grande Guerre. Elle devient alors, « la femme la plus haute du monde » avec 4 800 m., le 12 juin 1919.

« La baronne » meurt dans un accident d’avion, piloté par son instructeur, le 18 juillet 1919, sur le terrain d’aviation du Crotoy.

Elle repose au cimetière du père Lachaise (92e division – ligne 10/93 et 21/90)

La Poste l’honore par un timbre à l’occasion de la sortie en octobre 2010, d’une plaquette dédiée aux pionniers de l’aviation.

 

 

Elisa DEROCHE dite baronne Raymonde DELAROCHE


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 

En astrologie, d'où vient le goût de voler ? Pour en savoir plus : http://www.janinetissot.com/travaux/aviateurs.html


Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

haut de page