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Écrivaine féministe active pendant la Révolution de 1848, elle est co-fondatrice et secrétaire de la Société pour l’émancipation des femmes.

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Jenny D’HÉRICOURT
Née Jeanne Marie Fabienne POINSARD dite… 

Le 9 septembre 1809 à 4h du matin à Besançon Doubs 25
Selon acte n°724 – 1 E 586 - Archives de Besançon « Mémoires vives » en ligne – vue 242/374

 Décédée le 12 janvier 1875 à Saint-Ouen-sur-Seine 93 Seine-Saint-Denis

 

 

« Émanciper la femme, c’est la reconnaître et la déclarer libre, l’égale de l’homme
devant la loi sociale et morale et devant le travail ».

Co-fondatrice et secrétaire de la Société pour l’émancipation des femmes.

Elle porte la voix des femmes sur la scène publique dans les années 1850

Organisatrice et leader au service des autres femmes

 

 

« Émanciper la femme, c’est la reconnaître et la déclarer libre, l’égale de l’homme
devant la loi sociale et morale et devant le travail ».

Jenny d’Héricourt résume ainsi le but de son combat féministe.

Née vingt ans après la Révolution française, elle s’emploie à prendre toute sa place, par la plume et par l’action, au cœur de la vie sociale et politique de son temps.

Son pseudonyme s’inspire-t-il d’une part de la ville natale de son père doreur d’horloges né en Haute-Saône, et d’autre part des pionnières britanniques, qui dès le 18e siècle tentent d’améliorer leur situation, avant même l’invention du mot féminisme ?

Élevée dans un milieu dominé par le protestantisme et les idées républicaines, elle se marie en 1832 et suit une formation d’institutrice.

Après sa séparation, elle réclame le rétablissement du divorce supprimé par la royauté en 1816 comme « poison révolutionnaire ».

 

Co-fondatrice et secrétaire de la Société pour l’émancipation des femmes.

Proche des idées socialistes d’Émile Cabet, elle s’engage en politique dans les années 1840.

En parallèle, elle étudie l’anatomie, la physiologie et l’histoire naturelle, et acquiert un diplôme en médecine homéopathique.

Sous le pseudonyme de Félix Lamb, elle publie en 1844 un roman Le fils du réprouvé.

Le rôle de cette militante est public et actif pendant la Révolution de 1848 où elle contribue à fonder La société pour l’émancipation des femmes dont elle devient secrétaire.

Après l’élection de Louis-Napoléon Bonaparte, elle suit une formation de sage-femme et exerce comme gynécologue et pédiatre sans cesser son combat pour l’émancipation de la femme.

Jenny d’Héricourt s’oppose aux théories de la plupart des philosophes sociaux de son temps à propos de l’infériorité féminine.

 


Lamartine devant l’Hôtel de Ville de Paris le 25 février 1848 refuse le drapeau rouge

 

Elle porte la voix des femmes sur la scène publique dans les années 1850

Jenny d’Héricourt porte la voix des femmes sur la scène publique notamment par son article « Proudhon et la question des femmes » publié en 1856 qui déclenche une vaste polémique.

Ce journaliste refusera de répondre à ses arguments sur la question des femmes, arguant de « son infériorité intellectuelle naturelle ».

 

Son principal ouvrage « La Femme affranchie » qui paraît en 1860, se veut une réponse à quelques écrivains tels que Jules Michelet, Emile de Girardin, Ernest Legouvé, Pierre-Joseph Proudhon, Auguste Comte et autres novateurs modernes.

Après la traduction de cet ouvrage en anglais, elle séjourne aux États-Unis jusqu’en 1872 où elle participe aux activités des féministes américaines.

 

Sources documentaires :
https://www.lesalondesdames.paris/fr/news/culture/jenny-dhericourt-lemancipatrice-des-femmes
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jenny_d%27H%C3%A9ricourt

 

 

Organisatrice et leader au service des autres femmes

Chez Jenny d’Héricourt, la Vierge se fait pédagogue, écrivaine, médecin, organisatrice, au service du petit peuple et des femmes à qui elle consacre toute sa volonté et son énergie. Elle occupe pleinement son rôle de servante virginienne pour la cause des plus faibles et des plus démunis.

Par l’ascendant Lion, la voilà amenée à porter ce combat sur le devant de la scène publique et défendre sans relâche ses convictions chevillées au corps, quitte à débattre avec les éminents penseurs philosophes et conservateurs.

Chez elle, l’esprit de synthèse du Lion se conjugue superbement au talent analytique de la Vierge minutieuse et précise par le verbe et l’action, afin de sortir la gent féminine de sa petitesse.

Femme de sang-froid clairvoyante et intuitive, elle fait partie des pionnières avant-gardistes nées pour apporter lumière et service aux plus démunies en vue de ce qui est bon pour le devenir de la femme.

Bravo à Jenny d’Héricourt qui, nantie d’un pseudonyme d’allure anglaise et noble, a mis son talent au service de l’émancipation des femmes.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 

 


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