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Ce chirurgien anatomiste au génie renommé, voit son destin pris en main dès l’enfance où il est l’objet de deux enlèvements à cause de sa physionomie remarquable.

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Baron Guillaume DUPUYTREN

Né le 5 octobre 1777 à Pierre-Buffière 87 Haute-Vienne
Selon acte de baptême sans heure de naissance – AD87 en ligne – vue 155/164

 Décédé le 8 février 1835 à Paris (4e arr. ancien)
Selon acte reconstitué – Archives de Paris en ligne

 


https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Dupuytren#/media/File:Guillaume_Dupuytren.jpg

 

Son nom est donné à une contracture irréductible de la main ainsi qu’à une fracture de la cheville.

« Tu seras chirurgien ! » tranche son père.

Etudiant en médecine, d’emblée il saisit l’importance de l’anatomie

Fin pédagogue et habile orateur, sa popularité est grande.

Qualifié de « dieu de la chirurgie »

Explorer et enseigner les secrets de la science au service de l’humain

 

 

Son nom est donné à une contracture irréductible de la main ainsi qu’à une fracture de la cheville.

Guillaume n’a que 3 ans quand un couple traversant sa ville natale en malle-poste, l’enlève pour en faire leur fils adoptif, séduit qu’il est par sa physionomie remarquable. Jean-Baptiste Dupuytren le père retrouve la trace des ravisseurs à Toulouse et parvient à récupérer sa progéniture.

Neuf ans plus tard, quand le capitaine de cavalerie Keffer traverse Pierre-Buffière avec son régiment, il est frappé lui aussi  par le visage et le comportement de cet enfant de 12 ans qui joue dans la rue. Alors qu’il lui propose de l’emmener jusqu’à Paris, le garçonnet répond sans hésiter : « de tout mon cœur » ! Et quelques jours plus tard son père l’installe au collège parisien de la Marche où le frère du capitaine Keffer est principal.

 

« Tu seras chirurgien ! » tranche son père.

En 1793, au terme de ses études quelque peu perturbées par la Révolution, Guillaume quitte la capitale, sac au dos et à pied et juste ce qu’il lui faut pour vivre pendant le voyage afin de rejoindre sa famille installée à Limoges.

Jean-Baptiste avait laissé à son fils le choix de son métier à l’exclusion du barreau et des armes. Mais en l’absence de réponse au bout de quelques mois, le père tranche en lui disant : tu seras chirurgien !

Selon ses biographes, son penchant naturel aurait porté Guillaume vers la carrière militaire, mais apte qu’il était à avancer sur toutes les voies de l’intelligence, à appréhender tous les domaines dans un esprit d’universalité, il tire partie de ce choix contraint, à l’image des grands esprits supérieurs de notre histoire.

 

Etudiant en médecine, d’emblée il saisit l’importance de l’anatomie

Aussi dès le début de ses études de médecine, Guillaume mesure toute l’étendue de cette carrière ; il comprend vite que l’anatomie est à la base de tout l’édifice médical et s’y consacre avec ardeur. Adroit et intelligent, il fait d’habiles dissections.

Aussi dès l’âge de 18 ans, il est nommé préparateur d’anatomie à l’Ecole de santé.

Pour subsister, il donne des leçons particulières qui préfigurent son aptitude remarquable de professeur. Confronté à un grand dénuement, il écrit un jour à sa mère pour lui demander de lui envoyer dix écus. La réponse est impitoyable : Dix écus ne se trouvent point dans un pas de vache ; tu t’en passeras. Contraint de vivre pendant six semaines de pain et de fromage, il gardera toute sa vie ce souvenir douloureux, même devenu par la suite un savant riche à millions.

Frappé par sa détresse, le philosophe Saint-Simon, venu rendre visite à cet étudiant dans sa mansarde glacée, lui glisse deux cents francs sur la table. Honteux d’avoir été surpris dans sa misère et refusant l’aumône, il s’en va le trouver et lui dit : Vous avez oublié chez moi ce rouleau ! C’est vrai, lui répondit Saint-Simon qui reprit les deux cents francs aussi simplement qu’il les avait laissés.

 

Fin pédagogue et habile orateur, sa popularité est grande.

Guillaume Dupuytren fait montre d’un tel talent que dès son premier cours public d’anatomie, il est considéré à l’égal des professeurs les plus distingués.

Les élèves se précipitent à ses cours où son aisance oratoire empreinte d’élégance n’a d’égale que son habileté de démonstrateur. En parfait pédagogue, il sait expliquer les idées sous des formulations adaptées à tous les esprits même les plus rebelles.

On dit qu’il prépare rarement ses leçons, tant les idées lui viennent d’emblée bien agencées et dans un ordre logique. Et dans les discussions des assemblées de la Faculté, son admirable habileté oratoire fait merveille, accueillant favorablement les nouvelles idées, ménageant ses interlocuteurs pour les amener presque malgré eux à sa manière de voir.

A 24 ans, il est nommé chef des travaux anatomiques.

En 1808, il devient inspecteur général de l’Université.

En 1812, nommé professeur de médecine opératoire, il devient trois ans plus tard, chirurgien-en-chef de l’Hôtel-Dieu.

 

Qualifié de « dieu de la chirurgie »

Praticien complet, Dupuytren est incomparable dans l’art du diagnostic et du traitement des patients, sans doute est-ce dû à son habileté rare pour interroger le malade et démêler le faux du vrai. Avant même de le questionner, il sait déjà sa maladie et d’un coup d’œil rapide et sûr il redresse les erreurs.

Professeur et praticien émérite, il exécute et perfectionne presque toutes les opérations chirurgicales et même des opérations nouvelles au 19e siècle. Tant de génie inspire autour de lui respect et admiration au point qu’il est qualifié de « dieu de la chirurgie ». Sa pratique n’est ni aventureuse ni téméraire, mais empreinte de sagesse et de circonspection.

Premier chirurgien du roi sous Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe, il est fait baron en 1816 et membre de l’Académie des Sciences en 1825.

Son talent et sa réputation lui permettent d’amasser une grande fortune estimée à 3.000.000 francs en 1830. Il en offre le tiers à Charles X exilé. Il lègue à la Faculté de médecine une somme de 200.000 francs qui sert à fonder une chaire d’anatomie pathologique et à créer le musée anatomique éponyme : le musée Dupuytren.


Tombeau de Guillaume Dupuytren au cimetière du
Père-Lachaise

 

Sources documentaires :
https://books.google.fr/books?redir_esc=y&hl=fr&id=iWYFNW8pii8C&q=dupuytren#v=snippet&q=dupuytren&f=false
https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Dupuytren

 

 

Explorer et enseigner les secrets de la science au service de l’humain

En l’absence d’heure de naissance, l’étude de caractère de Dupuytren ne peut qu’être partielle.

Cependant, son thème astral marqué par la Balance et la Vierge donne un aperçu significatif de son caractère tout en habileté relationnelle et avec un goût de la chose scientifique jusqu’à la perfection.

Ce profil explique aussi son aisance à transmettre ses connaissances par l’enseignement et avec une grande finesse tactique pour être convaincant.

Doté d’une remarquable curiosité intellectuelle pour explorer l’inconnu des pathologies humaines et d’une intelligence intuitive qui le porte à chercher sans relâche dans la part mystérieuse des maladies avec un esprit service.

A l’avant-garde de son temps, il trace en premier le chemin pour faire avancer les connaissances pressentant ce qui est bon pour le devenir humain.

 

 


(Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


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