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Sculpteur statuaire inspiré par l’histoire, il est l’auteur d’un grand nombre de bustes et monuments aux morts. Graveur de nombreuses médailles, il se fait ensuite écrivain.

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Joanny DURAND

Né le 23 juillet 1886 à 19 heures à Boën Loire 42
Selon acte n°33 source : AD42 en ligne

Décédé le 10 octobre 1955 à Sainte-Agathe-la-Bouteresse Loire  42

 
Joanny Durand dans son atelier en 1952

 


Autoportrait

 

 

Son père est vigneron, mais Joanny choisit une profession bien différente puisqu’il étudie à l’Ecole des Orfèvres de Paris, puis à l’Ecole nationale des Beaux-arts de Saint-Etienne où il enseigne jusqu’en 1946.

Il grave de nombreuses médailles pour des villes comme Saint-Etienne, Sainte-Marie-de-la-Mer, ou pour des personnalités célèbres comme Benoît Fourneyron, Dieudonné Costes, Antoine Pinay…

 

Inspiré par l’histoire et le devoir de mémoire, il sculpte de nombreux monuments aux morts après la Guerre de 1914-1918

La Grande Guerre qui vient de se terminer, a fait en France 1,4 millions de tués. Les communes veulent honorer la mémoire de leurs « morts pour la Patrie ». Ainsi, dans les années 1920-1925, ce sont quelque 36 000 monuments aux morts qui sont érigés, malgré les difficultés de la reconstruction. Le plus souvent, ces édifications se font à l’initiative et avec la participation financière des anciens combattants sachant que l’Etat intervient pour réglementer, et parfois subventionner. Dans certains cas, les souscriptions populaires couvrent la totalité des dépenses.

Dans ce contexte, Joanny Durand, sculpteur au talent reconnu, est sollicité par de nombreuses communes de sa région telles que, Boën, Chazelles-sur-Lyon, Saint-Rambert-sur-Loire, Sail-sous-Couzan, Leigneux, Thiers, Villié-Morgon… pour réaliser bustes et monuments aux morts.

Si ces édifications se poursuivent tout au long du 20e siècle, la principale période de construction se situe dans les années 1920 : 30 000 monuments érigés en France de 1918 à 1925, soit 15 inaugurations par jour pour les trois premières années d’après-guerre.

Joanny Durand se voit décerner la médaille d’or à l’exposition internationale de Nice en 1929.

A la déclaration de guerre en 1939, il fuit Paris pour venir s’installer dans la ferme familiale à La Bouteresse, qu’il aménage en gentilhommière.

 


Monument dédié aux anciens élèves du Lycée Claude Fauriel à Saint-Etienne

 

Avec la retraite, lui arrive le goût de l’écriture

Quand arrive la retraite, il se met à écrire et publie plusieurs ouvrages, contes, poèmes, chansons, romans, inspirés de son Forez natal. Ses origines vigneronnes lui inspirent probablement le titre de l’une de ses publications : « Les contes de mon cuvage » parue en 1940.

En voici quelques extraits :

« Autrefois, il n’y a pas si longtemps, les tas de fumier numérotaient la porte de chaque maison.

Chez Untel ?

Vers le 7ème tas de fumier à droite. »

« Traversant la ville un jour de marché aux porcs, un voyageur dit :

«  Il y a beaucoup de cochons dans ce pays.

- Oh mon bon monsieur, il en passe beaucoup plus qu’il n’en reste. "

 

Une rue de Saint-Etienne honore la mémoire de Joanny Durand.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

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