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Grande figure de l’action sociale en France, fondatrice d’une des premières écoles d’assistantes sociales avec Marie Diémer et l’abbé Viollet en 1919.

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Apolline de GOURLET
Née Apolline Eugénie Valentine Alphonse de GOURLET

Née le 13 septembre 1866 à 9h25 du matin à Beaurieux Aisne 02
Selon acte n° 25 AS02 en ligne – vue 99/282 – 5 Mi 0331 – 1863-1872

 Décédée le 29 mars 1952 à Kerlaz Finistère 29

 

 

Née à l’Elysée et familière des milieux politiques…

Elle contribue à fonder l’ancêtre du centre social actuel…

Et préside la nouvelle Fédération des Centres sociaux de France dès 1922

Bâtisseuse pionnière et organisatrice-née, elle met sa vie au service des plus démunis

 

 

Née à l’Elysée et familière des milieux politiques…

Née d’un marquis écuyer, régisseur au palais impérial de l’Elysée, Apolline est familière dès l’enfance des milieux politiques.

Liée d’amitié avec Lucie, fille du Président de la République Félix Faure, les jeunes femmes répondent aux demandes d'aides envoyées au Palais en orientant les demandeurs vers les œuvres qui peuvent les aider et créent alors un fichier national.

Ces souffrances exprimées renforcent leur engagement dans l’action sociale et les amènent à fonder en 1895 avec Henri Rollet, la Ligue fraternelle des enfants de France.

Apolline a 29 ans et son destin est lancé. Elle en deviendra présidente en 1903.

 

Elle contribue à fonder l’ancêtre du centre social actuel…

Dès 1897, elle coopère aux initiatives de Mercédès Le Fer de la Motte, (fille unique d’un officier de marine breton et d’une aristocrate chilienne), avant de devenir secrétaire associative de l’Œuvre sociale dans le quartier parisien de Popincourt, à partir de 1900.

Inspiré par le catholicisme social, c’est le point de départ des maisons sociales, ancêtres des actuels centres sociaux.

Apolline de Gourlet publie beaucoup et ses écrits contribuent efficacement à la propagation des Maisons sociales, qui visent à défendre les intérêts matériels et moraux des familles les plus démunies.

Pendant la Première Guerre mondiale, engagée dans des hôpitaux pour le secours aux blessés militaires, elle fonde en 1915, le Secrétariat français des villages libérés pour l’hébergement des populations réfugiées et leur retour dans leur village.

Au sortir de la guerre, avec Marie Diémer et l’Abbé Viollet, elle fonde l’une des premières écoles de travail social, Pro Gallia, devenue en 1929, l’Ecole d’action sociale de Levallois-Perret où elle assure l’encadrement pédagogique et des enseignements.

 

Et préside la nouvelle Fédération des Centres sociaux de France dès 1922

De 1920 à 1940, en tant qu’administratrice, elle apporte son concours à la résidence sociale de Marie-Jeanne Bassot.

Investie dans les Œuvres du Moulin Vert de l’Abbé Viollet, elle dirige la Section de l’Amélioration du Logement ouvrier du 20e arrondissement de Paris.

Pendant trente ans, elle est secrétaire de rédaction de la revue L’Action éducative

Et quand Marie-Jeanne Bassot fonde en 1922 la fédération des centres sociaux de France, la nomination comme présidente d’Apolline de Gourlet est une évidence tant est grande sa maîtrise de la formule Centre social et ses mérites reconnus en la matière.

Elle portera la continuité du projet social global et résidentiel des centres sociaux jusqu’en 1945.

Retirée au Manoir du Ritz, elle y décède en 1952, âgée de 86 ans.

« Il ne s’agit pas de poursuivre une idée, de réaliser un plan : il s’agit d’aider l’humanité, toutes les parties de l’humanité avec lesquelles nous nous trouvons en rapport, à être plus complètement elles-mêmes et à profiter de tous les dons qu’elles peuvent avoir. » (Apolline de Gourlet)

 

Sources documentaires :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article87414
http://memoiresvives.centres-sociaux.fr/appoline-de-gourlet/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Apolline_de_Gourlet

 

 

Bâtisseuse pionnière et organisatrice-née, elle met sa vie au service des plus démunis

Se mettre au service de l’humain en détresse pour l’aider à rebâtir sa dignité et son autonomie est ce qui résume le tempérament d’Apolline de Gourlet.

Cette virginienne imprégnée de Scorpion est, en outre, une femme d’avant-garde à l’âme bâtisseuse.

Influencée aussi par le Cancer et le Taureau, son terrain d’action est pour l’enfance et la famille, d’ailleurs un de ses premiers engagements concerne La Ligue Fraternelle des Enfants de France.

Organisatrice hors-pair, femme de devoir et de sang-froid, elle déborde d’une énergie créatrice facilitée par son pragmatisme inné. Nommée première présidente de la Fédération Française des Centres Sociaux, ses compétences l’amènent à s’investir à ce poste pendant plus de vingt ans.

Servante dévouée et modeste pour les plus démunis, elle voue sa vie à bâtir ce qui est bon pour le devenir humain.

Ce billet se veut hommage à Apolline de Gourlet qui a contribué à fonder, il y a 120 ans, ce qui est notre actuel Centre Social.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 

 


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