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Ecrivain, jurisconsulte, directeur de la revue L’avocat et de la revue philanthropique L’Ami des pauvres, il fonde, avec Marguerite Durand, le 1er cimetière animalier en 1899, à Asnières.

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Georges Félix HARMOIS

Né le 9 avril 1861 à 14h (deux heures de relevée) à Paris 6e
Selon acte n°936 – Arch. Paris en ligne – V4 E 641 - vue 2/31

 

 

Passionné par le droit, son cabinet de jurisconsulte est réputé dans la capitale

Né d’un père relieur, après ses études de droit, il débute comme clerc dans une étude d’avoué. Son talent est tel qu’à 22 ans, il devient clerc principal d’avoué.

Mais bien vite, l’étude devient trop étroite pour ce conquérant fourmillant d’idées, impatient d’entreprendre en grand.

A 27 ans, il quitte l’étude où il avait gagné confiance et estime de tous, pour fonder un cabinet de jurisconsulte qui sera bientôt le plus prisé de la capitale. Si le droit le passionne, ce pionnier est fait pour exercer en toute indépendance nourrie dans l’ardeur du feu de l’action.

Pour répondre à un véritable besoin, il fonde le journal L’Avocat-conseil qui devient une référence pour la corporation des journalistes de presse périodique, dont Georges Harmois fait partie.

 

Organisateur humaniste, il s’ingénie à combattre misère et pauvreté.

Il s’associe avec d’autres directeurs de journaux pour fonder le Syndicat des Hommes d’affaires de France. Il en informe tous les jurisconsultes de France et des colonies et parvient à organiser une réunion à Paris. Dans son discours très applaudi, il préconise de faire des consultations gratuites pour les malheureux, les pauvres, les déshérités de la vie, afin d’appliquer le plus possible à ces justiciables démunis, les principes de charité.

En 1899, il fonde avec la journaliste féministe, Marguerite Durand, le cimetière pour chiens et autres animaux domestiques. Cette idée d’avant-garde ne provoque pas de moqueries mais au contraire est accueillie avec une vive sympathie. 


Entrée du 1er cimetière animalier du monde à Asnières.

 

Les animaux, c’est bien, mais l’humanité, y pensez-vous ?

La réponse de Georges Harmois ne tarde pas. Il fonde avec Marcel de Germiny et Emile Reginensi, le journal « L’Ami des pauvres ».

 

La Maison du pauvre pour porter secours aux déshérités à l’aube du 20e siècle.

En 1901, il lance l’œuvre de La Maison du pauvre, née du constat que les multiples structures de bienfaisance existantes n’empêchent pas les pauvres gens de mourir de faim et de misère pour n’avoir pas su où s’adresser.

La Maison du pauvre vise à être un haut lieu de solidarité sociale, libre d’accès, où sont données les informations utiles mais aussi où sont dispensées des consultations médicales gratuites et une aide pour faire valoir ses droits. Elle peut dispenser des secours en nourriture, vêtements et attribution de logement provisoire.

Cette fondation vise à étudier tout ce qui peut améliorer le sort des déshérités et appeler l’attention publique sur les réformes à opérer.

Compléter la tâche des organismes d’aides existants et porter assistance morale et matérielle aux travailleurs, tels sont aussi les objectifs de cette structure.

Ce dévoué fondateur qualifié d’énergique et de tenace, recevra le soutien de nombreuses personnalités de l’époque.

De cet ambitieux projet subsistera, les années suivantes, l’Office gratuit de renseignements pour les indigents de tout âge.

 

Source documentaire : dictionnaire biographique international des écrivains

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

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