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De sa vie, il reste son journal intime d’une telle valeur spirituelle qu’à son décès, son mari Félix Leseur, le publie. Le succès est considérable. Lui-même se convertit et devient religieux dans l’ordre des Dominicains.

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Elisabeth LESEUR
Née Pauline Elisabeth ARRIGHI

née le 16 octobre 1866 à 18h à Paris 1er
Selon acte 1534 - Arch. Paris en ligne – V 4 E 58 – vue 16/18

Décédée le 3 mai 1914 à Paris

 

 

 

La souffrance et la maladie sont tremplins pour sa vie spirituelle.

A sa naissance, son père est avocat à la Cour impériale, il deviendra membre du Conseil général de la Corse.

Par sa mère, Elisabeth reçoit une éducation religieuse très marquée et elle-même montre une vraie dévotion à la foi catholique.

Le 31 juillet 1889, elle épouse Félix Leseur, éduqué lui aussi religieusement mais qui a rompu avec l’Eglise. Malgré leur divergence  spirituelle, ils forment un couple très uni et réputé pour leur esprit brillant et leur grande culture recevant chez eux de nombreuses personnalités de la politique et de l’art.

Peu après son mariage, Elisabeth tombe gravement malade et sa santé demeurée très précaire lui occasionnera de nombreuses souffrances qu’elle décide d’offrir pour la conversion des âmes dans le milieu anticlérical qui l’entoure.

Les époux Leseur mènent une vie très mondaine dans un Paris festif entre spectacles et dîners dans les restaurants à la mode. 

Félix, après une formation en médecine, s’oriente vers le journalisme et devient président d’un journal radical, ami et proche de nombreuses personnalités de la IIIe République.

 

De la mondanité à la spiritualité…

La lecture des grands maîtres de la libre-pensée, du modernisme ou du protestantisme libéral, le rend intolérant et agressif vis-à-vis des convictions de sa femme.

De son côté Elisabeth développe sa culture générale par l’étude du latin, du russe et de l’italien et aussi les ouvrages de son époux qui finissent, un temps, par l’éloigner de sa foi. Mais ensuite, elle retrouve l’intensité de la foi de son enfance.

De 1893 à 1901, le couple Leseur voyage beaucoup à l’étranger, Europe de l’est, Moyen-Orient, Afrique du Nord…

N’ayant pas eu d’enfants, Elisabeth se dévoue auprès d’associations caritatives pour la jeunesse, les ouvriers…

Malgré ses souffrances physiques, elle garde une sérénité quasi surnaturelle et son rayonnement interpelle de nombreux visiteurs.

Élisabeth aime beaucoup son époux et elle désire avant tout le voir revenir à Dieu. Elle offre à Dieu toutes les petites peines, les contrariétés, les humiliations «dont nos journées foisonnent», ainsi que les épreuves plus pénibles de la maladie et des souffrances morales.

 

Devenu veuf, Félix Leseur est bouleversé à la découverte des écrits intimes d’Elisabeth

Elle décède au printemps 1914. C’est alors que Félix Leseur découvre les  écrits intimes de son épouse. Il mesure alors la souffrance morale qu’il lui a involontairement causée, ainsi que les sacrifices consentis pour sa propre conversion. Il est bouleversé par la sérénité, l’élévation de pensée et la piété fervente qui émane de ces textes.

Il décide de les publier. Notamment à la suite d’un voyage à Lourdes, il s’engage alors sur la voie de la conversion avant de rentrer dans l’ordre dominicain sous le nom de père Leseur. Et cet apostolat consiste surtout à faire connaître les œuvres et les écrits d’Elisabeth.

Dès la première édition du journal d’Elisabeth, c’est le succès, pour atteindre aujourd’hui plusieurs centaines de mille avec une trentaine de traduction.

 

Pas une de nos larmes, pas une de nos prières ne se perd,

et elles ont une force que trop de gens ne soupçonnent pas.

Chaque âme qui s’élève, élève le monde.

 

Sources documentaires :
http://voiemystique.free.fr/elisabeth_leseur.htm
http://www.clairval.com/lettres/fr/2010/09/29/6290910.htm

 

 

Elisabeth Leseur

Ouverte aux autres et dotée d’une grande générosité morale orientée vers le spirituel, Elisabeth mise sur l’amour qui transforme et métamorphose tout.

Toujours préoccupée de relier les uns aux autres, sa force morale métamorphosante et son sang-froid lui donnent d’affronter lucidement tous les obstacles, dont la maladie.

Les situations défavorables et d’apparent échec ne la révoltent pas et elle a la puissance intérieure pour les transformer en force spirituelle.

 

 

 

 

Félix Leseur

Né Eugène Henri Félix Leseur le 22 mars 1861 à 18h à Reims Marne 51
Selon acte n°425 – AD51 en ligne – 2 E 534/268 – vue 109/354

Décédé le 25 février 1950 à Chaudron-en-Mauges Maine-et-Loire 49

 


Elisabeth et Félix en 1910

 

Très réceptif aux autres, Félix porte un intérêt pour le spirituel mais aussi tout ce qui lui vient de ses nombreux contacts.

Dans ce contexte, imprégné de diverses influences, il est réceptif aux voix qui mènent au merveilleux de paradis artificiels mais pas à la sérénité.

Par l’influence d’Elisabeth, il finit par se mettre au service de cette voix spirituelle qui parle en lui depuis toujours.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


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