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Avec son patronyme prédestiné, ce peintre photographe s’intéresse à l’évolution de la photographie et met ses enfants Louis et Auguste, sur la voie de l’invention du cinématographe.
Voici donc le grand-père du cinéma !

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Claude Antoine LUMIERE

Né le 13 mars 1840 à 4 heures du matin à Ormoy 70 Haute-Saône

Décédé à Paris le 15 avril 1911

 

 

Peintre en enseigne puis portraitiste, il parvient (enfin !) à se mettre à son compte à Lyon

Il a 17 ans quand il arrive à Paris et se retrouve peintre en enseignes chez Auguste Constantin. Il imagine notamment le fameux logo rouge du photographe Nadar, dont il devient l’ami.

Il se marie le 24 octobre 1861, à Paris 5e, avec Jeanne Joséphine Costille. De cet heureux mariage vont naître six enfants dont les deux premiers sont Auguste et Louis tous deux nés à Besançon. Antoine veut se mettre à son compte mais l’argent manque et il subit de nombreux échecs faute de trouver des prêteurs pour son projet.

C’est ainsi qu’en 1862, Antoine tente sa chance à Besançon où la famille s’installe face à la maison natale de Victor Hugo, et où naîtront leurs trois premiers enfants : Auguste, Louis et Jeanne.

Mais voilà que gronde la guerre franco-prussienne de 1870 : l’occupant est à Dijon et presque à Besançon. Antoine. Profitant de l’offre d’association du photographe lyonnais, Fatalot, Antoine part avec sa famille s’installer à Lyon. En effet, en cette fin de 19e siècle, cette ville est déjà une métropole industrielle, commerciale et politique grâce à la prospérité notamment de la soierie et de la mécanique.

Antoine ouvre, rue de la Barre, un atelier de peintre-photographe. C’est ainsi qu’on désigne les artistes qui réalisent des portraits en photographie. L’activité est florissante et Antoine doit même embaucher quelques personnes dans ses ateliers. Ses deux aînés sont de bons élèves et Auguste vient même de réussir le concours d’entrée à l’Ecole de la Martinière pour une formation scientifique et technique.

 

 

Il connaît réussite et prospérité puis s’intéresse à la photo qui concurrence son métier de portraitiste

De son côté, Antoine subit la concurrence artistique de nombreux artistes et aussi il redoute l’avènement de la photographie. Il sait qu’il existe de petits appareils  Kodak qui permettent de photographier soi-même. C’est la fin annoncée du métier de portraitiste et aussi le déclin promis pour sa petite entreprise.

C’est le moment de se reconvertir.

Un peu partout dans le monde, de nombreux essais sont faits avec des plaques sèches.

Antoine, en fin précurseur, veut développer ces plaques et en fabriquer pour le grand public. Mais les échecs répétés le dépriment et il sollicite l’aide de ses enfants Auguste et Louis et leur demande de s’intéresser à ces  plaques et à ces images animées que l’on commence d’évoquer chez Thomas Edison et quelques autres pionniers.

Cette incitation paternelle est le point de départ de l’aventure étonnante qui aboutit à l’invention du Cinématographe Lumière.

 

Antoine, artiste inspiré, met ses fils, Louis et Auguste, sur la voie de l’invention… et de la fortune

Ainsi au bouillant Antoine, vont succéder les surdoués Auguste et Louis qui appliquent les formules apprises à La Martinière.  Il y a urgence à gagner vite quelque argent car le dépôt de bilan menace.

Nous sommes perdus ! déclare Antoine à son fils Auguste tout juste revenu du service militaire. Loin de se décourager Auguste  et Louis se mettent ardemment au travail avec l’aide de Jeanne pour fabriquer des pellicules hyper-sensibles.

C’est ainsi qu’en 1886, la famille s’est non seulement relevée de la ruine mais devient millionnaire en franc-or !

C’est Antoine Lumière qui tourne la manivelle le 28 décembre 1895 lors de la première projection publique du cinématographe.

Ainsi, de père en fils, on peut dire que le cinéma est mis en « Lumière » par Antoine qui enseigne, encourage puis assiste plus tard ses fils inventeurs.  

 

 

 
(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)


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