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Amant de « Casque d’Or », il est chef de la bande de la Courtille,
les « apaches » de Belleville à Paris, en ce début de 20e siècle

 

Joseph PLEIGNEUR dit « MANDA »

Né le 19 avril 1876 à 19 heures (7heures du soir) à Paris 20e selon acte n°900

 

 

Proxénète et truand, il protège « Casque d’Or »

Il est né au 38 de la rue Ramponneau d’un père chauffeur et d’une mère blanchisseuse.

Il devient le souteneur et l’amant de Casque d’Or, (Amélie ELIE), jeune prostituée. Quand ils se rencontrent, il a 22 ans et comme ses activités principales sont le racket et la prostitution, il ne tarde pas à la remettre sur le trottoir.

 

Mais quand elle le quitte pour Leca, c’est la rivalité sanglante entre les 2 chefs de bande

Mais Manda, occupé par ses affaires, délaisse quelque peu sa protégée qui ne tarde pas à se consoler de ses infidélités, avec Dominique  Leca, qui, lui, est chef de la bande des Orteaux, autres « apaches » de Belleville.

Un tel affront ne peut rester impuni, et Manda bientôt poignarde son rival. C’est le début d’un affrontement sanglant et sans merci entre les deux bandes. Armés de poignards et pistolets, les deux chefs et leurs bandes règlent leurs comptes, en prenant soin de tenir la police à l’écart. Et quand ils sont arrêtés, ils affirment ne pas se connaître.

Leurs agissements, largement relayés par la presse, créent la légende et amènent à qualifier ces malfrats « d’apaches » et, quant à Amélie ELIE ; elle est vite surnommée « Casque d’Or ».

 

Finalement emprisonné et jugé, il finit ses jours en Guyane

Finalement dénoncés, Manda et Leca sont arrêtés. Le procès de Manda s’ouvre le 30 mai 1902 et une foule de curieux afflue pour apercevoir Casque d’Or qui vient faire sa déposition.

Manda est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Au bagne, il devient infirmier et ses mérites justifient la confiance que lui font les médecins. Sa bonne conduite lui vaut d’être libéré au bout de 20 ans de réclusion. Relégué, il lui est cependant interdit de quitter la Guyane.

Quand le journaliste Albert Londres le rencontre, il a une truelle en main et grimpé sur une échelle tente de se construire une maison. Il se déclare très amer de cette relégation qui lui empêche de rentrer en France et trouver ainsi une nouvelle dignité par un travail.

Ainsi, il ne revient jamais de Guyane.

 

 

Joseph PLEIGNEUR dit Manda 

 
(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)


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