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Romancière, lauréate du Prix Femina en 1913.
Pendant la Guerre de 1914-1918, fondatrice d’un hôpital temporaire, elle crée un centre pour le recrutement de plus de 20.000 femmes salariées et bénévoles qui contribueront à la victoire des Alliés.

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Camille MARBO
Pseudonyme choisi en tant qu’écrivain
Née Berthe Elisabeth Marguerite APPELL

le 11 avril 1883 à 7h45 du matin à Saint-Germain-en-Laye Yvelines 78
selon acte n°103 – AD78 en ligne – 2084122 – vue 20/77

Décédée le 3 février 1969 à Paris 14e

 

 

Familière des sciences et de la littérature, elle tient salon

Fondatrice avec son mari d’une revue scientifique et littéraire

En 14-18, fondatrice d’un hôpital et d’un centre de recrutement

Investie dans la vie politique avec son mari

Positive, généreuse, entreprenante et conquérante

 

 

Familière des sciences et de la littérature, elle tient salon

Sous le pseudonyme de Camille Marbo, Marguerite Appell épouse Borel, fait une carrière d’écrivain et surtout de romancière. Lauréate du Prix Femina en 1913, sa notoriété littéraire est telle qu’elle devient présidente de la Société des gens de lettres en 1937 et présidente du jury du prix Femina.

Par son ascendance et son mariage, elle baigne dans le monde des sciences. En effet, elle est la fille de l’illustre savant et mathématicien Paul Appell et l’épouse depuis 1901, de l’éminent mathématicien Emile Borel qui contribuera à fonder le Centre National de Recherche Scientifique (CNRS).

Attirée par le monde de la littérature, Marguerite Borel tient un salon scientifique et littéraire animé. Ces salons, typiques de la société française notamment du 19e siècle, réunissent mondains et amateurs de beaux-arts et de bel esprit pour le plaisir de la conversation, des lectures publiques, des concerts et de la bonne chère…

 

Fondatrice avec son mari d’une revue scientifique et littéraire

Avec son mari Emile Borel, Camille Marbo fonde en 1906, La Revue du mois, journal scientifique et littéraire. Son comité de rédaction réunit des noms prestigieux du monde des sciences, tels que Jean Perrin, Paul Langevin, Aimé Cotton, Noël Bernard, et d’éminents politiques tels que Léon Blum, Paul Painlevé, Edouard Herriot… Dans ce mensuel au succès notable, Marguerite Borel rédigent les critiques de pièces de théâtre, de romans et chroniques diverses.

120 numéros sortent jusqu’en 1915, puis la parution reprend au rythme bimestriel, avant de redémarrer en 1923 pour s’arrêter définitivement en 1926 avec le n° 179.

Femmes de lettres, quand elle devient romancière, elle choisit le pseudonyme de Camille Marbo, qui reprend les premières lettres de son prénom Marguerite et de son nom Borel. En 1913, elle décroche le prix Femina pour son premier roman La Statue voilée.

 

En 14-18, fondatrice d’un hôpital et d’un centre de recrutement

Quand arrive la Première Guerre mondiale, elle installe avec son père, le Comité de secours national. Puis, elle fonde et dirige un hôpital temporaire dans Paris, qui lui vaudra la médaille de la Reconnaissance française.

En 1916, les autorités la sollicitent pour participer à l’organisation du travail féminin à la place des hommes partis au front. Nantie de son expérience à la tête de l’hôpital, elle fonde un centre pour femmes afin de recruter, tester et placer des employées salariées et bénévoles dans le secteur des services. Grâce à elle, plus de 20.000 femmes sont placées.

Ainsi, au lendemain de la guerre, le traité qu’elle publie en 1919, Mobilisation féminine en France, est une référence précieuse pour connaître la contribution de ces femmes à la victoire alliée.

Reprenant l’écriture de romans, elle en édite une quarantaine, sous le pseudonyme de Camille Marbo.

Le couple Borel est ami de Pierre et Marie Curie. Cette dernière sera un temps recueillie et protégée par Marguerite lors de l’« affaire Langevin », une liaison extraconjugale entre Marie Curie et Paul Langevin, que l’on dit imaginée par la presse nationaliste, misogyne et xénophobe qui la traite de Polonaise venant briser un bon ménage français.

 

Investie dans la vie politique avec son mari

Marguerite Borel s’investit dans la vie politique de Saint-Affrique et participe aux campagnes électorales de son mari Emile Borel.

De 1947 à 1954, elle est adjointe au maire de Saint-Affrique.

En 1967, elle publie ses mémoires sous le titre, A travers deux siècles, souvenirs et rencontres (1883-1967).

 

 

Positive, généreuse, entreprenante et conquérante

Enthousiasme et grande vivacité d’imagination, pourraient résumer une bonne part du caractère de Camille Marbo.

Son imaginaire intarissable, sa grande curiosité ont nourri son intérêt pour le littéraire.

Femme positive, généreuse, entreprenante et conquérante, elle s’adonne avec énergie à des occupations de grande ampleur.

Les difficultés stimulent sa créativité et en femme innovante, elle s’intéresse à ce qui est bon pour le devenir humain et féminin à une époque où tout reste à faire pour l’émancipation des femmes.

Vite adaptée à l’environnement et à la nouveauté, inépuisable pour les idées et les projets, elle aime occuper toute la place pour faire avancer ce qui lui semble bon pour le bien commun.

L’écriture et le roman ont pu la séduire car cela lui a permis de créer un monde illimité et merveilleux où les sentiments ont toute leur place.

Tenir salon pour dialoguer, échanger des idées, a dû satisfaire sa grande curiosité et son ouverture d’esprit à 360°. Intéressée par la science et ses implications pratiques, entourée de savants, elle a dû susciter des échanges intellectuels des plus fructueux.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


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