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Surnommé « Le Petit Mozart des Champs Elysées », ce compositeur symbolise l’opérette comique, gaie, et l’art véritable du pastiche moqueur. Ses œuvres connaissent encore une grande popularité mondiale.

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Jacques OFFENBACH
Né Jacob Offenbach

le 20 juin 1819 à trois heures à Cologne Allemagne
Selon fichier Auréas AstroPC - musiciens

 Décédé le 5 octobre 1880 à 3h30 à Paris 9e
Selon acte n° 1503 – Archives Paris en ligne – vue 27/31

 

 

Violoncelliste, puis chef d’orchestre et compositeur

Gaieté, légèreté, humour, présents dans ses opérettes à succès

Génial créateur d’opéras comiques mais piètre gestionnaire de théâtre

Les Contes d’Hoffmann : l’opéra le plus joué au monde.

Gaieté, légèreté, agilité, joie de vivre, habitent ce compositeur

 

 

Violoncelliste, puis chef d’orchestre et compositeur

Du génie de ce compositeur naît, en quarante ans d’activité, une centaine d’ouvrages pour la scène dont beaucoup deviennent des classiques du répertoire lyrique.

Son père Isaac Judas Eberst, chantre à la synagogue de Cologne est originaire d’Offenbach-sur-le-Main. Il adopte le patronyme d’Offenbach vers 1810, en vertu du décret napoléonien du 28 juillet 1808 qui oblige les citoyens juifs de France à avoir un nom de famille définitif et à le déclarer à la mairie.

Le jeune Jacques étudie le violoncelle au Conservatoire de Paris.

Violoncelliste, puis chef d’orchestre, il ouvre dans la capitale, son propre théâtre Les Bouffes Parisiens en 1855, qui n’est qu’une simple baraque de planches installée sur les Champs Elysées.

La composition Les deux aveugles, raillerie de personnages célèbres, qu’il donne lors de son inauguration, fait un triomphe.

On doit à Offenbach l’invention du terme, opéra bouffe qui se distingue du traditionnel opéra comique.

Napoléon III, lui-même, applaudit l’œuvre et la fait donner aux Tuileries.

 

Gaieté, légèreté, humour, présents dans ses opérettes à succès

C’est en 1858, qu’Orphée aux Enfers, satire de la mythologie, ouvre plusieurs années de la carrière du compositeur, menées au rythme du galop que l’on rebaptise cancan (voir La Goulue et Valentin le désossé).

Le compositeur connaît dès lors une carrière brillante où succès et triomphes s’enchaînent sans cesse.

La Belle Hélène (jouée notamment par Êve Lavallière), Barbe-Bleue, La Vie parisienne, La Grande duchesse de Gerolstein, La Perichole, les Brigands, qui s’enchaînent entre 1854 et 1869, sont autant d’opérettes inoubliables.

Ses œuvres sont souvent présentes sur plusieurs scènes de Paris simultanément. Et dans la salle qui applaudit, on remarque la présence du tsar, ou de l’Empereur François-Joseph, ou du Prince de Galles…

L’œuvre d’Offenbach est truculente, riche de trouvailles mélodiques et de gaieté, menée avec un véritable art du pastiche moqueur qui est le reflet fidèle d’un certain esprit parisien, sous le Second Empire.

 


Affiche de la première d’Orphée aux enfers en 1855

 

Génial créateur d’opéras comiques mais piètre gestionnaire de théâtre

Mais son succès populaire provoque de nombreuses jalousies et critiques.

La guerre de 1870, qui sonne la fin de cette fête impériale, le contraint à quitter Paris parce qu’il est naturalisé français depuis 1861. Considéré comme traitre par les uns et espions par les autres, il est la cible d’attaques virulentes des deux côtés du Rhin.

Après pérégrination à travers l’Europe, il est de retour à Paris en mai 1871, mais l’ambiance n’est plus à l’humour bouffon.

Bientôt il lance un nouveau genre l’opéra-bouffe-féérie comme Le Roi Carotte qui attire à nouveau les foules au théâtre de la Gaîté dont Offenbach prend la direction en juin 1873.

Mais l’artiste surdoué se révèle un piètre gestionnaire. Le coût exorbitant des productions et des costumes le conduit à la faillite en 1875. Il règle ses dettes grâce à sa fortune personnelle et en donnant une tournée de concerts aux Etats-Unis en 1876.

 

Les Contes d’Hoffmann : l’opéra le plus joué au monde.

Offenbach reste toujours à l’affût de ce qui plaît au public et adopte avec succès la mode de l’opéra-comique patriotique ou historique telle l’œuvre populaire, La Fille du tambour-major en 1879

C’est après sa mort que sont représentés Les Contes d’Hoffmann (1881), opéra comique (créé d’après la pièce écrite par Jules Barbier en 1851) qui atteint les sommets du réalisme fantastique.

En mourant le 5 octobre 1880, le compositeur ne se doute pas du succès de cette œuvre qui va lui apporter enfin la reconnaissance officielle qu’il avait attendue tout au long de sa carrière.

Cet opéra est l’un des plus joués au monde. Le titre de cet opéra inspirera les détracteurs d’Haussmann, sous la plume de Jules Ferry qui publie en 1868, Les Comptes fantastiques d’Hausmann !

 

 

Gaieté, légèreté, agilité, joie de vivre, habitent ce compositeur

Quelle vivacité d’esprit chez Offenbach de qui émanent, joie de vivre et enthousiasme !

Son tempérament, caricature de la nature Gémeaux, lui confère une grande et impatiente créativité toujours adaptée à l’attente de son époque.

Sa composition imaginative se construit avec humour pour le bonheur du genre humain, et inspirée d’une réalité historique.

Ses œuvres écrites pour le spectaculaire, sont une sorte de dialogue avec son public, sur un mode joyeux, insouciant, enlevé, festif.

Le Gaieté parisienne symbolise toute la nature de son créateur qui baigne dans une sorte d’éternelle jeunesse.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

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