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Il est fondateur en 1796 de la fonderie de cloches Paccard qui, deux siècles plus tard, se perpétue entre tradition et modernité et demeure l'un des fleurons de l’industrie française.

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Antoine PACCARD

Né le 22 novembre 1770 à Quintal Haute-Savoie 74
heure absente sur acte de baptême
Selon AD74 en ligne

Décédé le 6 juin 1830 à Lyon à 16 heures selon acte n° 2597
selon Archives municipales de Lyon en ligne


Fonderie Paccard à Annecy-le-Vieux

 

 

Antoine exerce le métier de forgeron dans son village natal de Haute-Savoie.

Il a  19 ans quand il épouse Françoise Gruffy, elle aussi native de Quintal. De ce mariage naîtront 8 enfants.

Le 18 janvier 1795, Antoine, à peine âgé de 25 ans, est élu maire du village dont l’église n’a ni curé, ni cloche, celle-ci ayant été détruite pendant la Terreur.

L’année suivante, la commune réclame un prêtre à l’évêché qui rétorque : Vous aurez un prêtre quand vous aurez une cloche à votre clocher !

Dès lors, on fait venir un maître-fondeur itinérant puisqu’à cette époque, la fonte des cloches se fait à pied d’œuvre. Il s’agit de Jean-Baptiste Pitton, originaire de Carouge près de Genève. Et comme il lui faut un apprenti, Antoine Paccard propose son aide.

C’est ainsi que le forgeron du village fait son apprentissage de fondeur de cloche. Si l’artisan est  expert, l’apprenti est tout aussi talentueux; ainsi il n’en faut pas davantage pour convaincre Antoine d’en faire sa profession.


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Décidé à se lancer dans cette industrie, il fabrique son premier four à Quintal en 1796. Il l’exploitera ensuite avec ses enfants puis ses descendants prendront la relève.

C’est ainsi qu’à ce jour, entre tradition et modernité, sept générations de Paccard ont su perpétuer un savoir-faire à la réputation internationale, puisque 70 % de la production est destinée à l’exportation.

Antoine décède à Lyon, en 1830, à l’âge de 60 ans. Ce sont ses fils Jean-Pierre et Claude qui continuent d’exploiter la fonderie qui prospère au point que Georges Paccard (fils de Jean-Pierre) la fait transférer de Quintal à Annecy-le-Vieux entre 1854 et 1857.

Au Sacré-Cœur à Paris se trouve « La Savoyarde », 18735 kg, coulée en 1891 à la fonderie Paccard et livrée en 1898 à la basilique.


« La Savoyarde
 » de la basilique du Sacré Cœur de Montmartre à Paris

 

Actuellement, seule la moitié de la production se destine à un usage religieux. Cette dimension spirituelle associée dans nos mémoires  au rythme des heures et des jours, confère toujours à l’objet une aura particulière.

 

Pour Philippe Paccard, actuel PDG, la cloche est un objet intemporel lié à l’histoire de l’humanité. Elle est présente dans la Bible comme dans les civilisations chinoises ou précolombiennes.

Pour son épouse Anne Paccard, gérante du musée attenant à la fabrique :

La cloche élève l’âme. Sa noblesse lui vient de ce qu’elle représente la voix des anges.

 

 

Chantent et sonnent les cloches Paccard autour du monde.
Telle est la devise de la célèbre fonderie
d’où sont sorties plus de 120 000 cloches depuis la fondation par Antoine.

 

 

Source documentaire : http://www.paccard.com/musee/fr/historique_fonderie_paccard.php

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)


Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

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