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Cette physicienne est la première femme à siéger à l’Académie des Sciences en 1962. Ancienne préparatrice de Marie Curie, elle est connue pour avoir isolé le francium à l’Institut du radium.

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Marguerite Catherine PEREY

Née le 19 octobre 1909 à 7h30 du matin à Villemonble 93 Seine-Saint-Denis
Selon acte d’état-civil n°112 délivré par la mairie

Décédée le 13 mai 1975 à Louveciennes Yvelines 78

 

 

Une femme élue chez les savants

Pour la première fois, une femme siège à l’Académie des sciences. Ce privilège renvient à la physicienne Marguerite Perey, l’ancienne préparatrice de Marie Curie. Ses travaux sur les particules radioactives l’ont fait connaître. Poursuivant ses recherches dans ce domaine, elle a mis en évidence un nouvel élément, le francium. Désormais, elle siégera parmi ses pairs en tant que correspondante.

C’est ainsi que la presse parisienne relate cette première en mars 1962.

Née d’un père employé de banque décédé en mars 1914, elle fait des études techniques dont elle sort diplômée chimiste en 1929.

Dès lors, elle rejoint l’équipe de Marie Curie à l’Institut du Radium et y devient sa préparatrice particulière de 1929 à 1934, année du décès de Marie Curie. Elle obtient alors un poste de radiochimiste dans cet institut.

En 1939, Marguerite Perey isole un élément qu’elle nomme le francium en hommage à Marie Curie qui avait nommé le polonium, par référence à sa nationalité. Ce métal était supposé et recherché par la communauté des chimistes depuis 1870.

Reprenant ses études pendant la Seconde guerre mondiale, Marguerite Perey soutient un doctorat ès sciences à la Sorbonne en 1946 et devient maître de recherches au CNRS, à l’Institut du Radium sous la direction d’Irène Joliot-Curie jusqu’en 1949.

Elle est ensuite nommée professeur de la chaire de chimie nucléaire à l’université de Strasbourg.

 

Victime des radiations, elle veille à installer des protections dans ses laboratoires

Le 12 mars 1962, elle est la première femme élue correspondant de l’Académie des Sciences et réalise ainsi le vœu d’Irène Joliot-Curie qui y avait postulé sans succès depuis 1951.

A partir des années 1950, son état de santé qui se dégrade perturbe ses activités. En effet, son squelette est contaminé par l’actinium pour avoir manipulé beaucoup de substance contenant cet élément chimique. Le cancer des os diagnostiqué en 1960 finit par se généraliser et Marguerite Perey décède le 13 mai 1975.

Pour avoir été victime des radiations comme Marie Curie et Irène Joliot-Curie, Marguerite Perey s’emploie à introduire des mesures de protection dans ses laboratoires.

 

Physicienne renommée, intuitive, curieuse, et pédagogue.

Sa grande intuition alliée à une égale curiosité, la porte naturellement vers l’étude de la chimie et de l’alchimie de la matière radioactive.

Particulièrement douée pour investiguer sur l’invisible de la radioactivité, elle est habitée par une sorte de feu sacré qui la pousse à dépasser sans cesse les limites du connu pour avancer et éclairer peu à peu les mystères de la chimie nucléaire.

C’est à travers difficultés et obstacles que Marguerite Perey donne toute la mesure de son énergie. Travailler en laboratoire est son univers de prédilection, cependant son sens pédagogique la porte aussi à la transmission de son savoir.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


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