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Tailleur de pierre, il est l’auteur de la chanson qui deviendra, en quelque sorte, l’hymne de l’ouvrier creusois et des « Maçons de la Creuse ».

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Jean PETIT dit « Jan do Boueix »

Né le 6 février 1810 à deux heures du soir (14 heures),
Au lieu-dit Le Boueix, commune de Saint-Médard Creuse 23
Source AD23 en ligne

Décédé le 9 juin 1880 à six heures du soir (18 heures) Le-Puy-Malsignat Creuse 23
Selon acte n°5 AD23 en ligne

 

 

Emigré à Paris dès l’adolescence, il  y découvre le besoin d’instruction et le militantisme ouvrier

Enfant, il ne fréquente l’école que quelques mois.

A 16 ans, il émigre à Paris comme ouvrier tailleur de pierre, comme le fera, Martin Nadaud, quatre ans plus tard et comme beaucoup de Creusois de cette époque.

Cette vie aventureuse et laborieuse convient bien à son tempérament d’homme indépendant, travailleur et ingénieux. Grâce à son savoir-faire et à son talent de pionnier, il finit par devenir entrepreneur.

Comme Nadaud, il est témoin des révolutions de 1830 et 1848 qui forgent sa conscience républicaine. Soucieux de s’élever au-dessus de sa condition, il fréquente les réunions où fermente la revendication ouvrière.

D’emblée, il perçoit l’importance de l’instruction sans quoi il n’est de véritable indépendance.  Et quand Jean Macé, journaliste, enseignant et politique, lance dans L’Opinion nationale du 25 octobre 1866, son appel pour la formation d’une Ligue de l’Enseignement, il est parmi les premiers à s’inscrire pour 5 francs par an.

 

Chanteur et auteur, il écrit « l’hymne » des ouvriers creusois

Jean do Boueix est animateur d’associations et  grand amateur de chansons populaires dont il se fait volontiers l’interprète.

Très imaginatif, il compose aussi des paroles sur des airs à la mode, qu’il distribue et chante à ses amis. Il en fait même un Recueil de poésies (1865) et La Muse creusoise (1872). Il trouve l’inspiration dans tout ce qui fait la vie. Mais, qu’il s’agisse de sentiments, de morale patriotique et militante, il n’est jamais amer, même si son style est parfois grivois et frondeur.

N'attendez pas, dans mon simple langage,

Qu'un art divin ait rangé tous les mots,

Car Béranger n'a point dans mon village ;

Laissé sa lyre aux branches des ormeaux.

Sachez, d'abord, que les chantiers de pierre

Sont le lycée où j'ai pris mes leçons,

Et j'ai passé souvent la nuit entière,

Sans fermer l'œil, à faire des chansons

 

S’inspirant d’autres chansons, il écrit ce qui deviendra « l’hymne », des « Maçons de la Creuse ».

Source documentaire : http://jeandoboueix.pagesperso-orange.fr/les%20macons%20de%20la%20creuse.html

 

Et sur Youtube, découvrez cette chanson traditionnelle
interprétée par les Troubadours des Bruyères
(cliquer sur l'image pour accéder à la vidéo)

 

 

 

 

Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

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