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« Ouvrier plutôt qu’architecte », ainsi se définit l’inventeur du mur-rideau en tôle d’acier pliée.
Il joue un grand rôle dans l’industrie du bâtiment, par la standardisation et l’emploi d’alliages légers.

 

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Jean Émile Victor PROUVÉ

Né le 8 avril 1901 à 17h (…né avant-hier soir à cinq heures…) à Paris 14e
Selon acte n°3106 – Archives de Paris en ligne – V4E 9785 – vue 16/29

 Décédé le 23 mars 1984 à Nancy Meurthe-et-Moselle

 


Source Wikipédia

 

Avoir connu très tôt le monde du travail est la plus grande chance de ma vie…

Précurseur de l’architecture moderne : de l’atelier à la planche à dessin

Satisfait de travailler à une échelle industrielle mais frustré d’être loin de la production

Un chevalier humaniste au service de l’architecture

 

 

Avoir connu très tôt le monde du travail est la plus grande chance de ma vie…

Un cadre similaire à une colonne vertébrale, avec la force, la résistance et la flexibilité d’un squelette entouré d’une peau : tel est le concept architectural de Jean Prouvé.

Il est créateur d’une gamme étendue de profils, d’ossatures métalliques, de panneaux moulés, de cassettes et de panneaux préfabriqués d’habillage mis en œuvre tels des murs rideaux pouvant être flexibles, amovibles, solides ou vitrés, en bois, néoprène ou métal, rapportés sur la structure

Tout au long du 20e siècle, il suit une voie pragmatique très personnelle.

Quand en fin de vie, on le sollicite pour faire apparaître son nom dans un dictionnaire de l’architecture, cet architecte autodidacte répond : Je ne suis pas un architecte, ni un ingénieur. Je suis un ouvrier.

Avoir connu très tôt le monde du travail est la plus grande chance de ma vie, avoue Jean Prouvé qui a été empêché en 1916 de devenir ingénieur par des problèmes de santé et la Guerre 14-18.

Il naît dans une famille d’artistes : son père Victor peintre et sculpteur est co-fondateur avec Émile Gallé de l’Art nouveau, appelé aussi École de Nancy.

Équipé d’un marteau, d’une enclume et d’une forge, Jean Prouvé, ex-apprenti ferronnier, monte en 1924 son propre atelier à Nancy grâce au prêt d’un proche de la famille.

Des ferronneries pour édifices privés, devantures de magasins font partie de ses premières réalisations… et en 1926, arrive sa 1ère commande d’un architecte parisien.

 

Précurseur de l’architecture moderne : de l’atelier à la planche à dessin

Très tôt, il s’intéresse à l’acier inoxydable. Il lui faut embaucher et investir dans des machines performantes notamment pour plier la tôle fine et donc la renforcer. C’est pourquoi il plaisante en disant : je ne suis qu’un plieur de tôle.

Il abandonne la ferronnerie d’art pour développer ses propres concepts d’architecture : concevoir, dessiner et produire des meubles, des éléments d’architecture et plus tard des maisons.

Ainsi naît en 1931, la SA des Ateliers Jean Prouvé. C’est sous cette raison sociale qu’il commercialise ses plans et dépose ses brevets.

Fidèle à son éthique personnelle, il instaure un système de cogestion qui octroie à ses employés, plus de responsabilités, la liberté de suggérer des améliorations et un intéressement aux résultats de l’entreprise.

Ses œuvres les plus importantes des années 1930 démontrent les talents novateurs de cet architecte pour le design et la conception.


Mobilier en tôle pliée par Jean Prouvé.

 

Au début des années 1940, Jean Prouvé conçoit des maisons avec ossature métallique comme élément porteur ; tous les éléments requis pour ce type de bâtiment sont conçus, testés et manufacturés par les Ets Prouvé avant d’être transportés en camion sur le site où ils peuvent être assemblés en une seule journée.

Mais au milieu des années 1950, les manufactures d’aluminium entrent dans le capital de l’entreprise et s’emparent de la majorité. Prouvé, désireux de produire du beau travail à moindre coût, démissionne et quitte l’usine de Maxéville.

 


Portes et rampes Jean Prouvé des anciennes cristalleries de Nancy

 

Satisfait de travailler à une échelle industrielle mais frustré d’être loin de la production

Dès lors, il engage en 1956 une nouvelle étape dans sa carrière en entrant dans un bureau d’études parisien.

Recruté par la Compagnie Industrielle de Matériel de Transport (CIMT) il conçoit de nombreuses façades pour écoles, universités, édifices publics divers…

Il œuvre aussi en qualité de consultant sur de grandes réalisations édifiées sur le principe d’un noyau central et de murs-rideaux aux angles arrondis comme la Tour Total à La Défense.

Ses conférences au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) de Paris (1957-1970) attirent de nombreux architectes tant étudiants que professionnels.

Vers la fin de sa vie Jean Prouvé travaille véritablement à une échelle industrielle et voit ainsi son vieux rêve réalisé même si l’absence de contact avec la fabrication restera jusqu’au bout une frustration pour lui.

Ce passionné de mécanique souhaitait mettre à profit les meilleurs aspects de l’industrialisation pour créer un cadre de vie optimal, avec le souci des matériaux et des coûts, ainsi que dans le respect du monde naturel.

 


Station service par Jean Prouvé au Vitra Museum.

 

Quelques unes de ses réalisations :

- Mobilier pour les sanatoriums du plateau d’Assy

- Maison du Peuple de Clichy avec Eugène Beaudouin, Marcel Lods et Vladimir Bodiansky

- Club de volley de Roland-Garros à Paris

- Maisons industrialisées à Meudon, labellisées Patrimoine du 20e siècle

- Façade en aluminium caserne des Pompiers de la Benauge à Bordeaux

- Stations-service cylindriques Total

- Maison de Jean Prouvé à Nancy

- CNIT (Centre des Nouvelles Industries et Technologies) quartier de la Défense à Paris

 

Sources documentaires :
- Wikipédia
- dictionnaire Robert2 p.1689
- « Les grands bâtisseurs du XVe siècle à nos jours » Éditions Ouest France sous la direction de Kennet Powell

 

 

Un chevalier humaniste au service de l’architecture

Pour l’homme de feu, Jean Prouvé, travailler le métal est naturel.

Le feu de la création anime son esprit grâce à l’ardente flamme du Bélier conjuguée avec la lumière réalisatrice du Lion et l’ambition idéaliste du Sagittaire.

Se former en autodidacte est conforme à son besoin inné d’indépendance et d’autonomie.

Les idées foisonnent dans l’esprit de ce conquérant de l’art, intuitif et imaginatif (Soleil/ Vénus/ Bélier/ VII), ouvert sur les autres et adapté d’emblée à la réalité du monde.

Il vise à optimiser le cadre de vie ainsi que l’habitat humain en y adaptant le meilleur de l’industrie.

Avec une mentalité de philosophe épris d’harmonie (ascendant Balance), il s’attache à transformer la matière pour la mettre au service des besoins de son temps.

Ce novateur met en œuvre ses projets avec un esprit humaniste et visionnaire ; ainsi au cœur des années 1930, il instaure, co-gestion, responsabilités et intéressement pour son personnel.

Tout au long du 20e siècle, Jean Prouvé a fait évoluer l’industrie du bâtiment.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 

En astrologie, d'où vient le goût pour l'architecture ?
Pour en savoir plus, suivez le lien :
https://www.janinetissot.com/2019/11/12/les-architectes/

 

 

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