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L’un des plus grands illusionnistes et prestidigitateurs de tous les temps, inventeur des grands trucs de la magie actuelle et aussi constructeur d’automates

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Jean-Eugène ROBERT-HOUDIN (*)

né le 7 décembre 1805 à 16h à Blois 41 selon EC
(né Jean Eugène ROBERT le 16 frimaire de l’an XIV de la République)

décédé le 18 juin 1871 à St-Gervais-la-Forêt 41 Maine-et-Loire

 

Cet homme, qui sait faire spectacle et étonner son monde avec du merveilleux,

ne peut qu’attirer l’attention.

 

 

Quand l’horloger découvre la science de la magie

Fils d’horloger, il se destine logiquement à la même carrière que son père. Après des études à Orléans, il étudie l’horlogerie, l’électricité et la construction d’automates.

Cependant un jour un libraire de la ville lui confie au lieu du Traité d’horlogerie qu’il a commandé, un Dictionnaire encyclopédique des amusements et des sciences. Intrigué, l’artisan se plonge dans la lecture de ce livre étonnant, tombé entre ses mains par un apparent hasard.

En effet, cet ouvrage au titre évocateur résume le caractère du personnage qui est à la fois imaginatif et joueur, tout en étant un scientifique inventif aimant la magie du spectacle. Initié par un ami de son père, Jean-Eugène commence à faire quelques numéros d’illusion et tours de magie. C’est le début d’une double vocation : horloger fabricant d’automate et magicien futuriste.

 

D’une habileté hors pair en horlogerie et aussi dans la construction de singuliers automates

Il dépose plusieurs brevets d’inventions et le premier concerne un « réveil-briquet ».

Il est le premier à perfectionner l’ampoule électrique à incandescence.

Son habileté à construire et réparer des robots musicaux lui apporte une notoriété d’horloger reconnu. Ainsi, il réalise de singuliers automates notamment celui où une bougie s’allume au moment où la sonnerie d’une horloge retentit. Puis, il crée des pendules mystérieuses dont le mécanisme est invisible. Parmi ses automates, son « écrivain-dessinateur » est le clou de l’Exposition nationale de 1844, achetée ensuite par le célèbre Barnum.


Plaque commémorative, 11, rue de Valois à Paris, où avaient lieu les « Soirées fantastiques » de Robert-Houdin

 

 

Fondateur d’un théâtre de magie qui lui apporte célébrité et richesse

Fort de ses succès, il ouvre en 1845, au Palais-Royal à Paris, le Théâtre des Soirées fantastiques, grâce à un ami fortuné qui lui avance l’argent nécessaire. Et c’est le 3 juillet 1845 qu’a lieu la première de ces soirées magiques. Le succès est immédiat. En effet, les automates présentés et les tours réalisés sont si novateurs que le répertoire de ses prédécesseurs paraît d’emblée démodé.

Robert-Houdin fait fortune en quelques années. Puis il cède son théâtre à son beau-frère et s’en retourne vivre à Saint-Gervais-la-Forêt près de Blois. Il truque le jardin de sa propriété grâce à des commandes électromécaniques et des appareils qu’il invente pour surprendre ses visiteurs.

 

Du compteur kilométrique aux instruments d’ophtalmologie, il est un inventeur prolifique

Malgré sa semi retraite, sa réputation est telle que Napoléon III lui demande d’aller présenter quelques-uns de ses numéros en Algérie afin de montrer aux autochtones que le pouvoir blanc a, lui aussi, plus d’un tour dans son sac. Il faut dire que les marabouts autochtones considérés comme fomenteurs de révolte des Kabyles sont redoutés par le gouvernement français colonisateur de l’Algérie. Ainsi, en octobre et novembre 1856, la tournée de Robert-Houdin vise à montrer aux Algériens qu’un marabout, pas plus qu’un magicien, n’a de pouvoir inspiré de Dieu.

Robert-Houdin s’intéresse à tout ce qui touche aux sciences et dépose de nombreux brevets. Ainsi, on lui doit l’appareil servant à mesurer les « touches » des escrimeurs, le taximètre, des appareils électromécaniques de contrôle à distance et certains instruments d’ophtalmologie. Parmi ses inventions, on trouve le compteur kilométrique, une lampe à filament végétal et le rétinoscope.

Parallèlement, il publie ses mémoires et révèle ses procédés.

Eprouvé par la mort d’un de ses fils tué à la guerre de 1870, il décède le 13 juin 1871.

 

En 1888, le théâtre est vendu par ses héritiers à Georges Méliès, lui-même précurseur des truquages cinématographiques.

En 1998, la Maison de la Magie ouverte à Blois rend hommage à Robert-Houdin. Ce musée à la façade animée est temple du truquage et de l’insolite à l’image du célèbre illusionniste.

 


Statue à Blois devant la maison de la magie

 

(*) Par le décret n° 3988 du Prince-Président de la République Napoléon III, Jean-Eugène ROBERT est autorisé à ajouter à son nom patronymique celui de HOUDIN (patronyme de son épouse) pour s’appeler à l’avenir ROBERT-HOUDIN. Sans doute, lui faut-il un patronyme doublé pour une double vocation !

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)


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