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Peintre, graveur et caricaturiste très en vogue dans la « jet set » londonienne. Revenu en France, à la suite d’une révélation religieuse, il se consacre uniquement à des sujets bibliques, à partir de 1888.

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James TISSOT
Né Jacques Joseph TISSOT dit James

né le 15 octobre 1836 à six heures du matin à Nantes L.A. 44
Selon acte n°908 (3e et 4e cantons - cote1E602) Archives Municipales en ligne

Décédé le 8 août 1902 à Chenecey-Buillon Doubs-25


Autoportrait 1865

 

 

De la peinture mondaine à la peinture religieuse,
ainsi pourrait se résumer le parcours à succès de ce peintre.

Son père originaire de Franche-Comté est négociant drapier, marié à une modiste, et installé à Nantes.

Leur commerce est si prospère qu’ils peuvent acheter et aménager le château de Buillon dans le Doubs, à l’emplacement d’une ancienne abbaye cistercienne.

Jacques-Joseph Tissot hérite de l’activité parentale, le goût des tissus et de la mode, tandis que sa ville natale lui inspire son thème favori : les scènes de port.

Sa famille très catholique le fait étudier au Collège des Jésuites de Vannes et  s’accommode, à regret, de sa vocation d’artiste.

 


Le pont du H.M.S. 'Calcutta' (Portsmouth)
, vers 1877

 

Peintre de l’élégance féminine, sa réussite est brillante auprès de la société mondaine Londonienne

Lors de ses études à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, il devient ami avec Edgar Degas.

Les œuvres qu’il expose alors au Salon de Paris en 1859 sont de facture traditionnelle.

Par anglophilie, il se choisit le prénom de James, plus « british » que ceux de son état-civil. Il se spécialise dans les portraits de femmes qu’il restitue avec un raffinement exquis.

Il expose à Londres en 1864 et à partir de 1869, collabore comme caricaturiste à la revue anglaise Vanity Fair.

Artiste exigeant et minutieux, il veille à l’harmonie de l’esthétique jusqu’à la perfection et, par nature, le sujet de la femme stimule particulièrement sa créativité.

Par la suite, il devient « la coqueluche » de la société chic de la fin du Second Empire.

Il participe à la guerre franco-prussienne et à la défense de Paris durant l’insurrection (La Commune).

Il part s’installer à Londres en 1871.

L’artiste peintre a 35 ans. Il excelle dans son rôle de portraitiste de la société élégante de son temps où le charme et la séduction opèrent grâce aux plus belles toilettes. A ce propos, il sait parfaitement restituer l’ambiance des scènes qui inspirent son talent de portraitiste.

Son réseau de relations sociales l’aide à développer sa réputation. Il devient ainsi l’un des admirés et des plus célèbres portraitistes de la haute société anglaise.

En 1874, il reçoit Berthe Morisot à Londres et la même année, visite Venise avec Edouard Manet.

Kathleen, une irlandaise divorcée, devient sa compagne et lui sert fréquemment de modèle. Mais elle décède de tuberculose le 9 novembre 1882. Une semaine plus tard, James Tissot quitte Londres et n’y reviendra plus.

De retour à Paris, il expose avec succès des portraits de femmes, mais cette fois, de conditions sociales diverses et dans leur environnement quotidien, alors que pendant sa période londonienne, sa production était centrée uniquement sur la bonne société anglaise.

Il retrouve rapidement la notoriété.

 

A partir de 1888, une inspiration religieuse l’incite à dédier le reste de sa vie à des sujets bibliques.

Alors qu’il étudie une toile dans l’église Saint-Sulpice à Paris, pour se saisir de l’atmosphère de celle-ci, James Tissot a une révélation religieuse qui le pousse dès lors à consacrer sa vie à illustrer la Bible.

Pour cela, il se rend au Moyen-Orient, en Palestine, à Jérusalem, pour en découvrir les habitants et les paysages.

Ses œuvres d’inspiration religieuse sont accueillies avec enthousiasme lors des expositions, de Paris, de Londres, de New-York… et diffusées avec grand succès.

Il décore la Chapelle des Dominicains du faubourg Saint Honoré à Paris, inaugurée en décembre 1897.

Il consacre ses dernières années à la peinture de scènes de l’Ancien Testament.

 


Marie-Madeleine, la pécheresse, essuyant les pieds de Jésus avec ses cheveux

 


Les Hébreux ramassant la manne.

 

 

 

Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

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