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Médecin fondateur d’une méthode de rééducation des troubles du langage et de l’audition,
appliquée dans plus de 600 centres par le monde

 

Alfred TOMATIS

né le 1er janvier 1920 à 3 heures à Nice A.M. ­ 06
selon acte n° 39

décédé le 25 décembre 2001 à Carcassonne Aude 11

 

 

Fils de chanteur d’opéra, il devient médecin ORL

Il consacre l’essentiel de sa vie professionnelle à étudier les processus liant l’écoute au langage.
Son père est chanteur professionnel à l’Opéra de Paris. Son goût héréditaire pour le chant et la musique, associé à sa pratique clinique, l’amène à se passionner pour les relations existant entre l’oreille et la voix


Tomatis à 20 ans

 

C’est en examinant le personnel des Arsenaux aéronautiques
soumis aux décibels des réacteurs, qu’il fonde sa méthode.

Médecin oto-rhino-laryngologiste, depuis 1945, Alfred Tomatis examine, au laboratoire d’acoustique des Arsenaux de l’Aéronautique, les personnes dont l’audition est altérée par l’exposition aux réacteurs supersoniques pour savoir s’il faut les indemniser.
Il remarque, en outre, que ces personnes ont souvent une déformation très nette de la voix. Rapprochant ce cas de figure de celui des chanteurs à la voix brisée, il imagine que les troubles de l’audition causent des perturbations de la voix,
(un grand ténor monte à 110 voire 130 dB, un réacteur ATAR, au sol fait 132 dB).

Dès lors, il imagine une méthode créant un nouveau conditionnement, utilisant une courbe auditive idéale, pour corriger le défaut accidentel. L’appareillage technique inventé pour ce faire s’appelle : « oreille électronique ».

Ainsi, dès 1947, il entreprend des recherches en audiologie et phonologie pour aboutir à formuler les « lois » suivantes :

·  La voix ne contient que ce que l'oreille entend

·  Si l'on modifie l'audition, la voix est inconsciemment et immédiatement modifiée

·  La stimulation auditive entretenue pendant un temps déterminé modifie, par effet de rémanence, la posture d'auto écoute du sujet et par voie de conséquence sa phonation.

 

Sa méthode, utilisant essentiellement la musique de Mozart,
est une gymnastique pour l’oreille

 

La mise en application de la méthode Tomatis, se fait grâce à un appareil sophistiqué dénommé « oreille électronique » permettant de stimuler le désir d’écouter et donc de communiquer. Cette pédagogie nécessitant une grande variété de stimuli sonores utilise essentiellement la musique de Mozart. Ainsi, après bien des essais avec d’autres musiques, les résultats obtenus avec celle de Mozart sont étonnants, quelle que soit la région dans le monde où la méthode est pratiquée. Elle permet à chaque sujet de rétablir son propre équilibre intérieur. En effet, la musique se caractérise par le rythme qui atteint le corps, par la mélodie qui touche le psychisme et enfin, par l’harmonie qui porte au spirituel.

Or, dans le cas de Mozart, cet équilibre semble réalisé. Ceci peut expliquer le caractère universel de sa musique. Mozart avait « l’oreille absolue ». Cette faculté rare permet à quelqu’un de pouvoir identifier une note musicale en l’absence de référence.    

Ainsi « l’oreille électronique », transmettant les sons à l'oreille du sujet selon un schéma précis, impose une gymnastique neuromusculaire propice à améliorer l’audition et la voix.

 

Jugées non conformes aux critères scientifiques, les « lois » de Tomatis le mettent « hors-la loi » !

Mais aucune de ces « lois » ne fait l’objet de publication selon les critères scientifiques. Elles sont démenties par les spécialistes de l’audition et de la phonation, car n’offrant pas un système théorique cohérent. Tomatis expose ses théories dans de nombreux ouvrages ou brochures destinés au grand public mais ne les soumet jamais à l’évaluation de revues médicales ou scientifiques nationales ou internationales.

Ces « lois » appliquées dans les centres Tomatis dans le monde, constituent le corps d’une discipline appelée l’Audio-psycho-phonologie (APP). Une association internationale diffuse la méthode Tomatis et forme des consultants habilités à exercer dans ces centres, qui sont au nombre de 600 dans le monde.

Alfred Tomatis démissionne de l’Ordre des médecins en 1976 peu avant que le Conseil de l’Ordre ne le radie définitivement. Il est condamné en 1993, pour exercice illégal de la médecine au terme d’un procès intenté par une patiente.

Ainsi, en France cette méthode est considérée comme soins alternatifs d’ordre psychothérapeutique soumis à la vigilance des autorités.

Alfred Tomatis a occupé des fonctions de professeur à l’Ecole d’Anthropologie de Paris et à l’Institut Catholique de Paris ainsi que de directeur du laboratoire de psycho-physiologie acoustique du Centre d’Essais des Propulseurs de Saclay.

                                

 

 

« Tout recevoir pour tout donner » : Tomatis


 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)


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