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Religieuse infirmière, elle fait partie des héroïnes de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

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Agnès VALOIS

Sœur Agnès-Marie en religion

Née Agnès Marie Madeleine Cécile VALOIS le 30 juin 1914 à Rouen Seine-Maritime 76
Selon acte n°1021 aimablement transmis par la mairie

 Décédée le 19 avril 2018 à Martin-Église 76 Seine-Maritime

 


Source Wikipédia

 

Baptisée en 1914, le jour de la déclaration de guerre,

Sans crainte des représailles allemandes…

D’anciens soldats reconnaissent la voix de leur bienfaitrice des décennies plus tard

L’Ange Blanc, l’Ange miséricordieux ou l’Ange de Dieppe…

Une mère bienfaitrice à l’âme de servante…

 

 

Baptisée en 1914, le jour de la déclaration de guerre,

Comme un signe divin du destin, Agnès Valois, qui s’illustrera pendant le second conflit mondial, est baptisée le 3 août 1914, jour de la déclaration de guerre de l’Allemagne à la France.

Devenue infirmière puis religieuse dans l’ordre des Augustines, elle brave les ordres et brimades allemands pour soigner les blessés alliés et allemands à l’Hôtel-Dieu de Rouen placé sous contrôle de l’occupant, pendant la Guerre de 1939-1945.

Bachelière à 18 ans, puis infirmière à 20 ans, Agnès est issue d’une ascendance dans la corderie mécanique à Notre-Dame-de-Bondeville où se trouve aujourd’hui le Musée industriel de la corderie Vallois.

Elle embrasse la vie religieuse à 22 ans et travaille dans l’antenne chirurgicale du secteur militaire de l’hôpital où elle devient infirmière anesthésiste dès 1940.

 

Devenue religieuse infirmière, elle se dévoue aux blessés de tous bords

A partir de 2h du matin, le 20 août 1942, dix infirmières Augustines dont Agnès voient débarquer plusieurs centaines de blessés suite à l’échec du débarquement de Dieppe mené la veille par les Alliés.

Sans relâche, ces religieuses s’emploient à soigner et réconforter pareillement les militaires de tous bords, qu’ils soient Allemands ou Alliés.

Redoutant la fuite d’informations importantes, les Allemands menacent les infirmières, mais celles-ci se dévouent à tous, sans se laisser impressionner par les menaces.


La plage de galets et les falaises de Dieppe juste après la tentative de débarquement du 19 août 1942.

 

Sans crainte des représailles allemandes…

Le soldat canadien, Russel Dube rapporte qu’il a vu Agnès Valois frappée par deux soldats allemands pour lui avoir lavé la figure et sommée de s’éloigner des soldats alliés blessés. Mais la religieuse infirmière les repousse pour continuer à donner les soins.

En toute clandestinité, les Augustines procurent aussi aux soldats alliés : alcool, friandises, raisin… puisés dans les stocks allemands de l’hôtel-Dieu.

Parmi les 10 soldats canadiens et anglais qui succombent la nuit de leur arrivée à l’hôpital, trois corps subtilisés malgré le danger par les Augustines, échappent à la fosse commune afin qu’ils aient une sépulture décente.

 

D’anciens soldats reconnaissent la voix de leur bienfaitrice des décennies plus tard

Edwin Bennett, militaire canadien grièvement blessé au visage, parviendra à recouvrer la vue durant sa captivité, grâce à la ténacité d’Agnès Valois qui obtient l’assistance d’un ophtalmologiste de Berlin. Ce praticien confiera avoir agi ainsi sur l’insistance de la religieuse. C’est seulement en 1982 lors de commémorations que Bennett reconnaîtra par la voix sa bienfaitrice qu’il n’avait pas pu voir 40 ans plus tôt. 

Un autre soldat canadien, Roland Laurendeau est si agonisant que les Allemands veulent l’achever d’une balle dans la tête. Agnès Valois obtient qu’il ait la vie sauve. Et c’est également au son de sa voix que ce « miraculé » reconnaîtra, un demi-siècle plus tard en 1982 sa bienfaitrice lors d’un voyage au Québec en avril 1993.


A Dieppe, prisonniers alliés, encadrés par des soldats allemands, en marche vers la captivité.

Fin 1942, alors que la plupart des soldats alliés sont soit morts soit déportés en Allemagne, deux blessés canadiens intransportables sont encore soignés à l’Hôtel-Dieu. A la demande de l’un d’eux, le commandant Robert J. Hainault, Agnès Valois, courageuse malgré les risques, enlève et brûle le portrait d’Adolf Hitler présent dans la salle de soins où séjournait ce militaire.

 

L’Ange Blanc, l’Ange miséricordieux ou l’Ange de Dieppe…

Après la guerre, de nouvelles études d’infirmières permettent à Agnès Valois d’être assistante au bloc opératoire avant d’être surveillante en chirurgie en 1964.

A la fermeture de l’Hôtel-Dieu en 1968, elle rejoint le monastère Sainte-Marie de Thibermont à Martin-Église et prend alors le nom de sœur Marie-Agnès.

Jusqu’en 1974, elle exerce en chirurgie à l’hôpital de Dieppe avant de rejoindre le service gériatrie jusqu’à sa retraite en 1979.

L’Ange blanc, l’Ange miséricordieux ou l’Ange de Dieppe sont autant de surnoms de reconnaissance donnés par les anciens soldats canadiens ou britanniques qu’Agnès Valois retrouve lors des commémorations de 2012 en Normandie.

On imagine l’émotion ambiante quand cette héroïne est ovationnée par les Canadiens présents dont 7 anciens soldats qu’elle avait soignés, 70 ans auparavant !

Sa mort à près de 104 ans, donne lieu à un hommage marqué par la présence des officiels de la région et aussi de l’ambassadrice du Canada en France, Isabelle Hudon.

De nombreuses décorations lui sont attribuées entre 1992 et 2009.

 

 

Une mère bienfaitrice à l’âme de servante…

Une mère bienfaitrice à l’âme de servante, par ces mots on pourrait résumer le caractère d’Agnès Valois placée sous la double influence du Cancer et de la Vierge.

Naturellement éprise de justice, elle soigne avec un dévouement attentionné et sans discrimination, les Alliés et Allemands.

Animée par une grande énergie maternante, elle trouve sa place en héroïne du quotidien au cœur du chaos de la guerre, pour soulager sans relâche ces malheureux arrivés par centaines à l’hôpital.

Habitée par une foi vibrante et solide, cette femme de sang-froid sert sans crainte, sans peur et sans se laisser intimider par les menaces allemandes.

Organisée et minutieuse, elle continue jusqu’à la retraite d’apporter ses soins aux plus démunis que sont les opérés, puis les personnes âgées.

A travers son exemple admirable, c’est toute la cohorte des soignants en temps de guerre qui s’en trouve honorée.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 

 

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