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Inventeur du ciment artificiel en 1817, son génie de découvreur, inspiré des écrits anciens, permet ensuite le formidable développement de l’industrie des chaux et des ciments.

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Louis Joseph VICAT

né  le 31 mars 1786 à Nevers Nièvre 58
selon acte de baptême sans heure de naissance

décédé le 10 avril 1861 à Grenoble Isère 38

 

 

 

Orphelin et infortuné, le savant Fourier le « voit » polytechnicien et aide à sa destinée.

Il y a 2000 ans, les Romains connaissent déjà l’usage du ciment, notamment pour lier les pierres du pont-aqueduc du Gard et rendre l’ouvrage étanche. Mais il faut attendre 1817, et le génie de Louis Joseph Vicat  pour percer véritablement le secret du ciment romain.

Ce jeune ingénieur de 31 ans invente le ciment artificiel qui durcit sous l’eau. Ses découvertes sont le point de départ de l’industrie des chaux hydrauliques et des ciments qui connaît un développement considérable. 

Louis Joseph naît en 1786, à Nevers où son père, officier, est en garnison. Devenu orphelin de mère, et quelque peu délaissé, l’enfant doit sa chance à un « oncle » professeur de mathématiques, qui remarque son intelligence et le place à l’école de Grenoble où il devient vite tête de classe.

A 16 ans, le jeune Vicat s’engage dans la marine puis renonce. Sans moyens financiers, il parvient à reprendre ses études grâce à l’appui du nouveau préfet de Grenoble, Joseph Fourier, mathématicien et baron. Celui-ci recommande à « l’oncle » qui s’inquiète pour son « protégé » : il faut faire de votre neveu un polytechnicien… et prédit qu’avec du travail, il réussira !

Quand arrive le jour désiré et redouté de l’examen pour l’Ecole Polytechnique, Vicat, qui s’est fait un petit pécule en faisant des copies de plans et de dessins, a juste de quoi s’offrir un bel habit pour se présenter à l’examinateur. Et pour acheter la paire de bas de soie, accessoire indispensable de la culotte courte alors en usage, il doit  même vendre ses livres !

Il est reçu dans les premiers à Polytechnique en 1804, mais comme il est sans le sou, on le menace d’exclusion, jusqu’au moment où il obtient une bourse. Il fait aussi l’Ecole des Ponts et Chaussées en 1806.

Devenu ingénieur, il étudie sur le terrain les chaux naturelles tout en s’inspirant des écrits Romains. Pour tous ses travaux, Vicat ne prend pas de brevet, considérant qu’il est redevable à la collectivité de sa formation d’ingénieur et donc de ses découvertes. Cela lui vaut une notoriété internationale.

A ce génie désintéressé qui a fait faire un réel progrès à la science des constructions, le savant chimiste Thénard adresse en 1845, l’éloge suivant :

Il a préféré la gloire d’être utile à l’avantage si recherché d’être riche…
Ce n’est pas la France mais le monde entier qui doit être reconnaissant envers M. Vicat.

 

Louis Vicat et son fils fabriquent un pont au Jardin des plantes de Grenoble, premier ouvrage en béton coulé au monde.

Son fils Joseph, qui est son assistant pendant vingt ans, fonde la Société Vicat en 1853.

Louis Vicat fait partie des 72 savants inscrits sur la frise du 1er étage de la Tour Eiffel. Gustave Eiffel tenait, ainsi, à honorer la mémoire de ces génies qui ont fait avancer les connaissances entre 1789 et 1889.

 


Pont de Souillac sur la Dordogne construit par Louis Vicat en 1812
source :
http://fr.structurae.de/photos/index.cfm?id=1636

 

La Maison de la Pierre et du Ciment lui rend hommage dans l’Isère, à Montalieu-Vercieu.

Merci pour son accueil chaleureux et expert qui a enchanté notre visite en mai 2013, et qui m’a permis de redécouvrir ce génie qu’est Louis Vicat.
www.paysdelapierre.org

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)


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