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Fondatrice de la congrégation des sœurs Notre-Dame de l’Immaculée Conception, cette religieuse catholique est canonisée par le pape François le 17 mai 2015. La communauté des « Sœurs bleues » développe une activité sociale et évangélisatrice par 600 religieuses dans 18 pays.

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Sainte Jeanne Emilie de VILLENEUVE

Née le 9 mars 1811 à 1h du matin à Toulouse 31 Haute-Garonne
Selon acte AD31 en ligne via Marc Brun

Décédée le 2 octobre 1854 à Castres 81 Tarn

 

 

D’ascendance noble, elle est sensibilisée très tôt à la misère sociale

Petite-fille du comte de Villeneuve, elle est la troisième des quatre enfants du marquis de Villeneuve et de son épouse la  marquise Rosalie d’Avessens. Sa prime enfance se passe au château d’Hauterive près de Castres, où sa mère se retire pour raison de santé.

Devenue orpheline de sa mère à 14 ans, elle est recueillie et éduquée avec ses sœurs chez sa grand-mère à Toulouse, puis à 19 ans, elle gère la vie familiale alors que son père est maire de Castres de 1826 à 1830.

Ces évènements familiaux et la misère sociale qu’elle découvre autour d’elle en ces débuts de révolution industrielle, contribuent à orienter sa vie sociale future.

 

Aller sans hésiter là où la voix du pauvre nous appelle.

Consciente qu’elle a un rôle à remplir auprès des humains délaissés et démunis, elle envisage de rejoindre les Filles de la Charité. Après un temps de réflexion imposé par son père, elle fonde avec l’accord de son évêque et en collaboration avec deux compagnes, la congrégation de Notre-Dame de l’Immaculée Conception, le 8 décembre 1836. Elle a 26 ans.

Leur communauté religieuse devient rapidement connue sous le nom des « Sœurs bleues ». Dans l’anonymat d’une maison de Castres, avec ses compagnes, elle se dévoue auprès de malades, prostituées, jeunes ouvrières dans la misère, prisonniers, tout en se consacrant à l’éducation des jeunes, à l’évangélisation, à la prière et à la charité.

Selon la devise de la fondatrice, il s’agit de servir Dieu seul et c’est dans la rencontre avec les pauvres que les religieuses sont à son service.

Le nombre de sœurs augmente et cette congrégation à vocation missionnaire s’étend en Afrique dès 1848, puis en Europe à partir de 1903 et les années suivantes en Amérique Latine. Cette expansion continue durant tout le 20e siècle.

Emilie de Villeneuve démissionne de sa charge de Supérieure Générale en 1853. L’année suivante, elle décède d’une épidémie de choléra le 2 octobre 1854.

 

L’œuvre de cette bâtisseuse au grand cœur se poursuit au 21e siècle.

Ainsi, cette religieuse au charisme de bâtisseuse se fait la fondatrice d’une congrégation au rayonnement devenu international et encore présente à ce jour par 700 religieuses réparties sur 18 pays qui développent une ample activité sociale et évangélisatrice.

Habitée par un idéal spirituel, Emilie de Villeneuve est faite pour construire des liens, se faire l’intermédiaire de Dieu auprès des  humains les plus marginaux et miséreux, les soigner, les aimer, dans la paix, le respect et l’attention au plus petit dans tous les lieux de vie.

Humaniste d’avant-garde, elle a le sens de la vie en communauté au service du plus grand nombre et particulièrement des exclus, œuvrant à tout ce qui construit l’humain par l’éducation, la santé, le soutien social et l’évangélisation.

Devenue Bienheureuse par sa béatification en 2009, Jeanne Emilie de Villeneuve est canonisée le 17 mai 2015 à Rome par le pape François.

 

 

Merci à Marc Brun de m’avoir mis sur la piste de cette bienfaitrice.

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

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