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Ministre de l’Education nationale, il se lance dans de profondes réformes scolaires, considérant que l’éducation intellectuelle et morale améliore l’humanité.
Malgré sa fin tragique liée à la guerre, ses idées continuent d’inspirer les réformes suivantes.

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Jean ZAY
(Jean Elie Paul ZAY)

Né le 6 août 1904 à 21h25 à Orléans Loiret 45
Selon acte n°743 Archives municipales d’Orléans en ligne

Assassiné par la Milice le 20 juin 1944 à Molles Allier 03

 

 

Avocat devenu député, il veut œuvrer pour ses concitoyens…

Son père, issu d’une famille juive originaire de Metz, est le directeur du journal régional radical-socialiste « Le Progrès du Loiret », et sa mère, originaire de Beauce est institutrice.

Pendant ses études, Jean fonde un journal lycéen et décroche, à 18 ans, le prix de littérature au Conseil général.

Dès ses études secondaires, il s’engage en politique, se sentant de plus en plus concerné par la vie de ses concitoyens.

Fréquentant les cercles républicains, il s’inscrit au parti radical et adhère à la Ligue française pour la défense des droits de l’homme et du citoyen. Il devient franc-maçon à 22 ans.

Après de brillantes études de droit, il devient avocat à 24 ans, inscrit au barreau d’Orléans en 1928.

Il n’a que 27 ans quand il est élu en 1932, député du Loiret, sous l’étiquette radical-socialiste.

Ses idées clairvoyantes et sa combativité politique en font rapidement un leader de premier plan pour ce parti qu’il entend rénover.

 

Parmi ses réformes : scolarité obligatoire jusqu’à 14 ans, bourses scolaires, bibliobus, médecine scolaire…

Il devient à 32 ans, membre du gouvernement du Front Populaire en juin 1936, en tant que ministre de l’Education Nationale et des Beaux-arts (président de la République Albert Lebrun). L’année suivante, il est élu conseiller général d’Orléans.

Cet homme, organisateur-né aux œuvres d’envergure, à l’âme de précurseur imaginatif, se fait le promoteur ardent de réformes fondamentales sur tous les niveaux de l’enseignement. Pour cela, il sait s’entourer de bons collaborateurs.

Ministre de l’Education, ses réformes visent à mieux former le plus grand nombre, quelle que soit l’origine sociale.

Pour Jean Zay, la République repose avant tout sur le civisme et l'intelligence des citoyens, c'est-à-dire sur leur éducation intellectuelle et morale. […] Contre la conservation sociale mais aussi contre les utopies révolutionnaires, la politique est ce mouvement par lequel l'humanité s'approfondit et devient en quelque sorte plus digne d'elle-même.

Dès 1936, il contribue à l’adoption des principales réformes scolaires par le gouvernement de Front populaire, telles que :

-         La multiplication des bourses pour les élèves du primaire,

-         L’âge de la scolarité obligatoire portée à 14 ans.

C’est ainsi que sous son ministère, sont lancées des réformes de structure et de fonctionnement :

- Amélioration du fonctionnement des universités, grandes écoles et recherche scientifique,

- Promotion d’une pédagogie plus vivante avec travaux dirigés,

- Réorganisation et développement de l’éducation physique et du sport scolaire,

- Lancement de la médecine préventive pour la santé scolaire,

- Actions importantes pour la culture (musées, opéra, cinéma, monuments historiques…)

Au niveau des arts, il encourage la création de Bibliobus et propose la création du Festival de Cannes…

Il quitte ses fonctions en septembre 1939, pour participer à la guerre, avec ceux de sa classe d’âge.

Partisan de la résistance, dès la signature de l’armistice, il s’embarque sur le Massilia avec une partie du gouvernement de Front populaire.

Mais sur les ordres du gouvernement de Vichy, il est arrêté au Maroc et interné. Pendant sa captivité, il continue à écrire, préparant des réformes qu’il compte mettre en œuvre à la libération.

C’est en 1944, qu’il est enlevé de sa prison de Riom et assassiné par des miliciens.

En février 2014, François Hollande annonce le transfert des cendres de Jean Zay, au Panthéon.

 

 

 

 
(Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 

Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

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